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Dans la lignée d’un début de saison de rêve, le président Christophe Chabot a fait le point sur de nombreux sujets clés du Vendée Football Club La Roche-sur-Yon, mardi 13 octobre 2026 à l’occasion d’une conférence de presse.
Tout d’abord sur le plan sportif. L’objectif n’a pas changé en termes de classement pour l’actuel leader. « Ces bons résultats nous servent d’accélérateur mais ne remettent absolument rien en cause. Sans langue de bois, je maintiens que notre objectif de la saison reste le maintien en Ligue 3. A priori, on est bien parti », a souligné le dirigeant tout en annonçant la possible création d’un t-shirt collector avec le classement actuel. « En tout cas, cette dynamique nous fait gagner un temps considérable sur nos projets et la structuration du club. »
Si tout va très vite en football, l’expression se vérifie également concernant le développement du VFC. Deux ans après la création de la Société coopérative d’intérêt collectif du Vendée Foot Club, le capital de la SCIC est passé de quelque 270 000 à 700 800 euros et au moins quinze nouveaux partenaires ont rejoint les rangs du club depuis le coup d’envoi de la saison de L3.
« On a semé, semé, semé et on est en train de récolter. On a aussi l’adhésion de nouveaux actionnaires. Le fait que ce club soit en train de devenir une entreprise, ça génère une volonté d’un certain nombre d’investisseurs de nous rejoindre. On a eu des sollicitations de groupes français qui ne sont pas vendéens. Pour le moment, on a fermé la porte. Par contre, on a aussi eu l’opportunité de rencontrer des Vendéens, soit de cœur, soit d’origine, et notamment l’un d’entre eux dont je voulais vous parler aujourd’hui : Florimond Labulle. »
Le dirigeant, natif de La Roche-sur-Yon et dont les parents habitent à un kilomètre du Stade Henri-Desgrange, est chef d’entreprise, maître de conférences dans les universités parisiennes et dirige des écoles de commerce, comme l’a précisé Christophe Chabot. « Il est devenu officiellement le deuxième actionnaire du club », a-t-il indiqué. « On a rencontré un amoureux du football et de la Vendée. Il coche toutes les cases. La somme investie reste pour l’instant confidentielle mais il s’agit de plusieurs centaines de milliers d’euros. »
Florimond Labulle est aussi président des Chamois Niortais depuis un an et demi. « Ce n’est pas incompatible, bien au contraire. Cela peut s’avérer très complémentaire demain », a glissé Christophe Chabot, tout en révélant que l’association n’allait pas se limiter au cadre du football.
« On a deux projets majeurs : ouvrir une école vendéenne de l’entrepreneuriat (Bac + 5), qui sera opérationnelle à partir de septembre prochain au Roc. Ce sera un outil supplémentaire pour le club, les étudiants en Vendée et nos partenaires, notamment ceux du 11 Majeur. On va également créer une structure qui va accompagner les entreprises dans la transmission », renchérit-il.
Enfin, le président yonnais s’est exprimé sur le dossier du nouveau stade et a annoncé des avancées. « Le projet est prêt, dessiné, détaillé et pré-chiffré. Il est magnifique », s’est-il réjoui. « On a pris l’engagement de le présenter en priorité, à la fin du mois, au maire de La Roche-sur-Yon, avec lequel nous avons d’excellentes relations sur ce sujet. Ce n’est pas moi qui décidera à la fin mais évidemment Romain Bossis en priorité, les gens de l’Agglo et probablement le département aussi. Le VFC a pris un engagement il y a 18 mois, cet engagement est aujourd’hui respecté, c’est très important. »
Le dirigeant du club vendéen veut une enceinte très moderne, « pleine » à chaque match, et fixe la limite entre 8 000 et 10 000 places. Son horizon ? Cinq ans maximum. « L’important est d’engager le projet. Après, on est capable de patienter. On peut encore être à Desgrange encore un petit moment même si la cohabitation avec le rugby est extrêmement compliquée », a-t-il fait savoir.
« Nous, on a étudié un projet de stade qui s’adapte partout. Je crois que Monsieur le Maire a deux options possibles : aux Oudairies et une deuxième à un petit kilomètre des Oudairies sur la route de Cholet. La position du club est très claire, ce sera la mairie qui décidera le lieu du stade. »
Avec cette nouvelle enceinte, la direction du VFC voudra ainsi se « donner les moyens de rêver un jour à la Ligue 2 », une division que le club a quittée en 1993.