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Fin août, Sunderland avait mis 30 millions d’euros sur la table pour Igor Paixao, et Frank McCourt n’était pas loin de dire oui. Seule l’opposition de la direction sportive et du staff avait fait capoter l’affaire. Deux mois plus tard, le dossier n’a rien d’une archive : il ressemble à un feuilleton dont l’épisode 2 se prépare déjà, avec un acheteur que les événements poussent dans le dos.
Car les Black Cats vont mal, très mal. Septièmes la saison dernière, ils occupent désormais la dernière place de Premier League, avec une victoire en huit rencontres. Même le bon parcours en Europa League, deux succès et un nul en trois matches, ne masque pas l’urgence. Pour Régis Le Bris et ses joueurs, le mercato hivernal ressemble à une bouée de sauvetage, et les clubs anglais ont l’habitude de la lancer avec des moyens que bien peu de championnats peuvent suivre.
Côté marseillais, le contexte joue en faveur du départ. Les finances restent sous tension, et l’OM doit enregistrer plusieurs ventes avant le 30 juin 2027. Or, un joueur valorisé à 30 millions d’euros n’est pas un détail dans une telle équation. Ce qui était un refus de principe en août pourrait devenir une nécessité comptable en janvier, et McCourt, déjà tenté une première fois, n’aura pas besoin qu’on le convainque longtemps.
Reste le principal intéressé, qui a, semble-t-il, déjà un pied ailleurs. Paixao sait qu’il partira, cet hiver ou l’été prochain, et l’idée de rebondir en Angleterre ne lui déplaît pas. Pour l’OM, l’enjeu sera donc de maîtriser le calendrier et le prix. Vendre trop tôt, c’est se priver d’un atout sur le terrain en pleine saison. Vendre trop tard, c’est risquer de voir la valeur s’éroder et le vestiaire se fissurer autour d’un joueur qui regarde déjà ailleurs.