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Le procès d’un ancien président de la Fédération algérienne a mis en lumière un fonctionnement étonnant autour du centre de rassemblement des Verts.
Le procès de Kheireddine Zetchi, ancien président de la Fédération algérienne de football de 2017 à 2021, continue de faire émerger des détails parfois très éloignés du terrain. L’un des plus étonnants concerne le fonctionnement du centre technique de Sidi Moussa et la manière dont étaient gérées les chambres réservées aux internationaux.
Interrogé sur le recours à un hôtel d’Alger pour loger certains membres du Bureau fédéral, Zetchi a expliqué devant le tribunal que le centre de Sidi Moussa ne pouvait pas être considéré comme une simple solution d’hébergement disponible à tout moment.
Selon ses explications, le site était occupé presque toute l’année par les différentes sélections. Les chambres de l’équipe nationale A étaient en outre personnalisées et attribuées aux joueurs. Les internationaux y laissaient même leurs affaires personnelles entre deux rassemblements.
C’est dans ce contexte que l’ancien dirigeant a justifié la convention conclue avec l’hôtel Tazrout, à Dely Ibrahim. Il a soutenu que cette solution permettait d’accueillir les responsables venus à Alger sans perturber le fonctionnement du centre des Verts.
Zetchi a également défendu l’aspect financier de cet accord. Selon les chiffres qu’il a avancés, la nuitée en demi-pension coûtait 9 000 dinars dans le cadre de la convention, alors qu’une chambre et un dîner séparés auraient pu atteindre environ 20 000 dinars (80 euros).
Au-delà du volet judiciaire, l’audience aura surtout révélé au grand public une organisation assez particulière : au centre de Sidi Moussa, les chambres des internationaux n’étaient donc pas de simples chambres disponibles entre deux stages.