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Violences du 17 octobre : "J'ai envie de descendre et de me friter avec ces petits cons" : la colère d'Emmanuel Petit contre les casseurs, les pilleurs et les responsables politiques
Emmanuel Petit a poussé un coup de gueule. PRESS ASSOCIATION IMAGES/MAXPPP

l'essentiel L'ancien champion du monde de football 1998 a exprimé sa colère dimanche 18 octobre, après les violences survenues lors des manifestations du 16 octobre. Soutenant les revendications fiscales des manifestants, il a dénoncé les actes de vandalisme et interpellé les politiques sur la protection des citoyens honnêtes.

Le champion du monde 1998 était particulièrement remonté, dimanche 18 octobre, au lendemain des violences et émeutes ayant entaché les manifestations. L'ancien milieu de terrain était très en colère à la vue des images d'émeutes, de vols et de dégradation. Et il a tenu à pousser un coup de gueule. "J'ai été témoin comme beaucoup de personnes de ce qui s'est passé et je trouve que c'est un pur scandale. Il n'y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens, j'ai une colère profonde au fond de moi sur des gens qui sont censés être comme moi, nés Français mais apparemment, ils s'en branlent complètement d'avoir le passeport français et je suis même persuadé qu'ils détestent la France."

Ancien joueur d'Arsenal, il a expliqué soutenir le mot d'ordre des manifestations du samedi 16 octobre. "Il ne faut pas mélanger les gens qui ont manifesté hier, et je les comprends parfaitement parce que moi aussi j'en ai plus que marre d'être pressé comme un citron sur le plan fiscal, peste-t-il. Parce que tous les Français qui travaillent honnêtement, qui se lèvent de bonne heure pour avoir une vie digne, pour pouvoir élever leurs enfants, pour essayer d'avoir un semblant d'avenir, ces gens-là sont piétinés."

Mais ce sont les casseurs et les voleurs qui l'ont mis hors de lui, accusant ces gens de ne pas aimer la France, "qu'ils soient d'origine française ou étrangère". "On détruit tout, on brûle tout, on casse tout, on pille, on vole, on blesse, on agresse, on insulte", a-t-il énuméré. Et il s'est enfin adressé à la classe politique, de tous bords, les mettant en garde en vue de l'élection présidentielle. 

"J'ai un message à vous donner : "Faites très attention à comment vous allez protéger les honnêtes citoyens en France. Parce qu'aujourd'hui, il y en a marre. Pas d'argent pour la police, pour l'armée, pour les hôpitaux, pour les écoles... Il n'y a de l'argent pour personne sauf pour vous les politiciens. [...] Mais où êtes-vous ? Qu'est-ce que vous faites ?" s'est-il indigné.