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L'Olympique de Marseille continue sa réorganisation en interne. Sans communication officielle ni départ célébré, Bouabdellah Tahri a quitté ses fonctions de coordinateur sportif courant septembre, comme annoncé ce mercredi par nos confrères de L'Equipe. Le club phocéen a simplement confirmé au quotidien sportif que les deux parties ont décidé de « mettre fin à leur collaboration ».
Recruté en décembre 2024 par Medhi Benatia pour gérer le player care (l'accompagnement quotidien des joueurs et de leurs familles), l'ancien athlète de 47 ans s'était rapidement rendu indispensable auprès du directeur sportif. Élargissant progressivement son champ d'action à la nutrition, la préparation physique et le lien avec la réserve, Tahri est devenu un personnage central du quotidien olympien.
Cependant, cette omniprésence a suscité de vives tensions en interne et jusque dans le vestiaire. L'affaire a pris une tournure judiciaire en juin dernier avec l'ouverture d'une enquête pour harcèlement moral, à la suite de plaintes déposées par plusieurs salariés. Bien qu'écarté du secteur sportif et des déplacements de l'équipe première durant les auditions, il était jusqu'alors maintenu dans ses fonctions.
En parallèle, le sommet de la gouvernance du club a lui aussi évolué. Le 19 août dernier, Jeff Ingram a démissionné de la présidence du conseil de surveillance qu'il occupait depuis novembre 2024 pour prendre sa retraite.
C'est Joe Riley, nouvel homme fort du propriétaire Frank McCourt et président de McCourt Global, qui a repris la tête du conseil. Il y siège aux côtés de Shéhérazade Semsar-de Boisséson et d'Olivier de Vilmorin, concrétisant la mise en place d'un nouveau chapitre dans la gestion de l'OM. Le club phocéen, après avoir dominé Troyes en Ligue 1 (0-2), tentera d'enchaîner un deuxième succès de suite, jeudi au Vélodrome face à l'Olympiakos en Ligue Europa (21 heures).