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Quatre minutes contre le Rayo Vallecano. Huit contre Getafe. Et rien d’autre. Selon le quotidien catalan SPORT, le faible temps de jeu de Hamza Abdelkarim provoque un débat interne au FC Barcelone. L’attaquant égyptien de 18 ans n’a disputé que 12 minutes lors des dix premiers matchs officiels de la saison, et le club sait qu’il a besoin de jouer pour s’adapter au style blaugrana.
L’ironie de la situation, c’est que la concurrence féroce dont souffre Abdelkarim est justement ce qui fait la fierté du club. Avant le déplacement à Istanbul, Joan Laporta vantait l’ambiance du vestiaire : « Ceux qui jouent sont très bons, et ceux qui n’ont pas joué veulent faire mieux », assurait le président. Une machine qui tourne. Mais qui laisse aussi des jeunes sur le bord de la route.
Et la hiérarchie est claire. Raphinha est le premier choix en pointe, Gabriel Jesus son suppléant, et Anthony Gordon comme Dani Olmo passent aussi devant. Mardi, contre Galatasaray (victoire 4-1), Hansi Flick a même préféré aligner Olmo en faux numéro 9 plutôt que de lancer l’Égyptien. Le message est limpide.
Pourtant, le Barça croit en lui. Arrivé en cours de saison dernière en provenance d’Al Ahly, Abdelkarim avait été présenté comme une recrue d’avenir, pensée d’abord pour l’équipe réserve. Le club l’a depuis prolongé jusqu’au 30 juin 2030. Et selon SPORT, Flick apprécie ce qu’il montre à l’entraînement, au point de le garder dans son groupe pour garantir de la profondeur d’effectif. Un paradoxe de plus.
La solution existe, et elle a un nom : le Barça Atlètic. Abdelkarim pourrait redescendre jouer avec l’équipe réserve de Juliano Belletti pour enchaîner les matchs. L’idée ne le dérange pas, bien au contraire. Lors de sa prolongation, il avait déjà expliqué qu’il ne verrait aucune dévalorisation à jouer avec la réserve. Sa priorité : jouer, que ce soit avec l’équipe première, la réserve ou la sélection égyptienne.
Toute la difficulté tient dans l’équilibre. Trop longtemps sur le banc, et sa progression risque de stagner. Trop vite renvoyé en réserve, et il perd le contact quotidien avec les stars de l’équipe première. Le Barça doit trancher, et il n’y a pas de bonne réponse évidente.
Un détail ne passera pas inaperçu : Alejandro Balde affiche exactement le même temps de jeu, 12 minutes, et envisagerait lui un départ en janvier selon le même journal. Deux cas très différents, mais un même constat. Sous Flick, personne n’a de place réservée, et le Barça, invaincu avec dix victoires en dix matchs, n’a aucune raison de changer de recette.
Pour Abdelkarim, l’enjeu est ailleurs. Il a 18 ans, du talent et du temps devant lui. Ce dont il manque, ce sont des minutes. Et ce choix-là, c’est maintenant qu’il se joue.