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À la mi-temps, le PSG menait 3-0 à l’Etihad Stadium. Désiré Doué, Ousmane Dembélé et Vitinha avaient déjà fait plier Manchester City, dans le premier match à domicile des Citizens depuis leur condamnation pour infractions financières. Score final : 4-2. Le PSG prend la tête de la phase de ligue, City recule à la 17e place, et Enzo Maresca concède sa première défaite après huit victoires d’affilée.
Sur RMC Sport, Jérôme Rothen n’a pas caché son enthousiasme. « C’est la meilleure sous l’ère qatarie », a lancé l’ancien Parisien, qui voit dans la première période une « copie parfaite » et un vestiaire soudé. Il n’était pas le seul : Jean-Michel Larqué a estimé que tout le football tenait dans cette demi-heure, et Christophe Dugarry juge ce PSG bien plus fort que n’importe quelle autre équipe.
Luis Enrique, lui, a pris tout le monde à contre-pied. « Avec un peu de malchance, nous aurions pu perdre ce match », a reconnu l’Espagnol après la rencontre. Il a évoqué une seconde période très difficile, expliquant que City méritait de marquer davantage, et a parlé d’une leçon à retenir. Fier ? Il a eu du mal à répondre, le match ayant connu des moments très différents.
Les faits lui donnent en partie raison. Après la pause, Erling Haaland a marqué deux fois, City a touché deux fois les montants, et il a fallu un sauvetage sur la ligne de Nuno Mendes pour éviter pire. Maghnes Akliouche a bien redonné trois buts d’avance aux Parisiens, mais Ferran Torres a manqué un penalty en fin de match. Un match à deux visages, ou plutôt deux matchs en un.
Dans le vestiaire, le discours est le même. Dembélé, Vitinha et Doué, élu homme du match par les supporters, ont tous savouré la victoire tout en reconnaissant que la seconde période n’était pas au niveau. Vitinha a notamment pointé des défauts de communication dans le pressing. Des détails, peut-être. Mais à ce niveau, ce sont eux qui font perdre un titre.
Car l’objectif de Luis Enrique est ailleurs. Double champion d’Europe en titre, le technicien répète que l’important est d’être le meilleur en mai, pas en octobre. Une philosophie qui contraste avec l’euphorie ambiante, et qui explique sans doute en partie la réussite de son équipe. Mieux vaut un coach qui doute qu’un groupe qui s’endort.
Le calendrier, de toute façon, ne laisse pas le temps de savourer. Après le déplacement à Strasbourg en Ligue 1 ce week-end, le PSG reçoit mardi le FC Barcelone, invaincu cette saison, au Parc des Princes. Un test autrement plus sérieux pour départager les enthousiastes et le prudent.
Alors, meilleure équipe de l’ère qatarie ? Le débat est lancé et il va faire du bruit. Mais celui qui la dirige n’a visiblement aucune envie d’y participer. Pas avant mai, en tout cas.