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Arrivé la saison passée en Auvergne, l’ouvreur néo-zélandais Harry Plummer est une des rares satisfactions clermontoises dans un club déjà sous pression après un début de saison raté et avant une affiche de gala contre les Irlandais du Leinster samedi
Depuis plusieurs années le volcan est endormi. Tant dans le rugby hexagonal, avec une dernière demi-finale de Top 14 qui remonte à 2019, qu’européen, avec notamment un zéro pointé la saison passée en Champions Cup. Pour trouver un Clermontois tout en haut la saison passée, il fallait regarder le classement des meilleurs réalisateurs du Top 14, où trônait Harry Plummer. La dernière fois que ce titre honorifique est revenu à un joueur de l’ASM, il s’agissait de Brock James (2008-2009).
L’Australien présentait de nombreuses similitudes avec Plummer : comme lui, son arrivée avait été accueillie avec des interrogations, avant que le demi d’ouverture marque les esprits et devienne même une légende au cours de ses 10 saisons au stade Marcel-Michelin.
« Il y avait clairement des attentes à satisfaire », a rappelé le joueur de 28 ans à l’AFP en marge de la nuit du Rugby, où il avait été nommé pour le titre de meilleur joueur de la saison passée, finalement attribué au Toulousain Jack Willis. « Mais nous sommes des joueurs de rugby, nous vivons sous pression », a ajouté le joueur, qui a aussi côtoyé Vern Cotter, autre grande figure clermontoise.
Son entraîneur, Christophe Urios, qui prendra de la hauteur la saison prochaine, reconnaît que « quand tu fais venir un joueur de l’autre bout du monde, tu ne sais pas comment cela va se passer ». Mais pour Plummer, le résultat est « franchement masterclass ! »
Et si Clermont patine, avec deux succès pour quatre défaites lors des six premières journées de Top 14, dont la dernière à domicile contre l’Union Bordeaux-Bègles, le Néo-Zélandais continue de faire l’unanimité. « Tu en as vu des matches pas pleins de Harry ? Il peut se tromper, mais il prend toujours ses responsabilités », répondait Christophe Urios après le match très efficace de l’ouvreur contre le Stade français gagné par Clermont.
« C’était vraiment impossible de prévoir qu’il puisse être aussi performant pour notre équipe, et il l’est encore sur ce début de saison », juge aussi le troisième ligne Killian Tixeront. Au côté du jeune demi de mêlée Baptiste Jauneau, capitaine et joueur sur lequel Clermont bâtit pour les prochaines saisons, l’ancien joueur des Blues d’Auckland fait merveille, tant dans la conduite du jeu que dans le combat.
Le sublime par dessus d’Harry Plummer 🤩 pic.twitter.com/09DP0Oasqb
— TOP 14 Rugby (@top14rugby) September 17, 2026
« J’aime le défi physique, je ne suis pas un 10 classique », se décrit Plummer, qui estime que c’est sa capacité à « mettre son cœur sur la table quand il joue » qui lui a permis d’être performant dans un championnat français « brutal » pour les corps. « Il y a eu pas mal de dimanches et de lundis matin où j’avais du mal à remettre le corps en route, mais c’est le rugby et souvent le signe que tu as fait un bon match, et tu apprends à accepter la douleur », estime-t-il.
Symbole de son acclimatation réussie, le joueur est capable de « parler français comme toi et moi », a souligné Christophe Urios en conférence de presse. « Quand je l’ai rencontré, six mois avant qu’il arrive, je lui ai dit ‘il faut absolument que tu parles français’, parce qu’à son poste c’était très important », se rappelle-t-il.
Alors que la pression des supporters clermontois s’accentue après un début de saison loin de leurs attentes, Harry Plummer sera encore essentiel pour hausser le niveau général de son équipe samedi contre la province de Dublin. « Clermont a sans doute certains des supporters les plus passionnés du rugby français […] La pression est un privilège, ça rend l’objectif final encore plus savoureux quand on y parvient », assure-t-il.