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Castres-Trévise : "Je suis resté immobilisé pratiquement deux mois..." Comment le talonneur du CO Loris Zarantonello a traversé sa longue période de blessure ?
Loris Zarantonello est impatient de retrouver les joutes européennes. DDM, Patrick Olombel

l'essentiel Sévèrement blessé à une cheville, Loris Zarantonello a dû manger son pain noir pendant plusieurs mois. Et retrouve avec joie les terrains, notamment ceux de la compétition européenne, que le CO débutera ce dimanche 18 octobre contre Trévise.

L’aventure européenne pour sa première année à Castres lui avait ouvert l’appétit. Mais, l’an passé, il était resté un peu sur sa faim. "Ma blessure est intervenue juste avant le 8e de finale de Champions Cup à Northampton", souffle Loris Zarantonello. Alors au moment de renouer avec l’épreuve transcontinentale, la Challenge Cup cette fois-ci, l’ancien joueur d’Agen partage une certaine impatience : "Cette compétition m’anime. Il y a de sacrés joueurs en face, le niveau est élevé, avec des séquences plus longues. Et si on veut jouer la qualification, ce sera essentiel de bien démarrer la Challenge."

Le destin voudra d’ailleurs que le talon de 25 ans croise un club italien, lui qui tient des origines transalpines de son père et qui a été sélectionné avec la Squadra Azzurra en 2024. Plus que d’affronter Trévise, ce dimanche 18 octobre, Zarantonello profite surtout d’avoir renoué avec les terrains après plusieurs mois d’absence. « Je voulais revenir pour le dernier match amical (fin août), et j’ai réussi, apprécie-t-il. Ce fut long, je suis resté immobilisé pratiquement deux mois, et juste le fait de pouvoir revenir au Levézou m’a soulagé. »

Fracture sévère et rare de la cheville

Car sur une action anodine contre l’UBB, en février, à la sortie d’un ballon porté, le talonneur s’était fracturé la cheville gauche, « une fracture complexe » indiquait le CO, avec une malléole éclatée. Un fait rare, encore plus sans qu’un gros choc n’ait été subi. « C’est malheureux mais c’est comme ça, il faut relativiser, nuance Zarantonello. C’était difficile à accepter, mais maintenant, c’est derrière moi. Je dois enchaîner sur une nouvelle dynamique, une nouvelle saison, et revenir comme j’étais auparavant. »

Il faudra encore un peu de temps, même si le Montéchois confie « se sentir bien tout en ayant conscience qu’il va falloir rattraper ces six mois d’arrêt ». En confiance avec sa cheville, le Franco-Italien doit à présent la retrouver sur le terrain, lui qui a enchaîné quatre feuilles de match lors des quatre premières journées, et qui aura besoin de réagir après sa difficile première période, comme toute son équipe, en Auvergne. Lui qui affectionne la coupe d’Europe tient le terrain de jeu parfait pour relancer la machine.

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