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Arcangues-Bassussarry a perdu son deuxième match à la maison ce dimanche (5-10). Ils ont dominé toute la seconde mi-temps mais n’ont jamais su concrétiser. Les choses se compliquent
La feuille de statistiques est toujours factuelle : elle ne raconte pas d’histoires et affiche sa vérité, bonne ou pas, mais bien réelle. En seconde mi-temps, le Stade Bordelais a ainsi été cinq fois plus pénalisé qu’Arcangues (10 contre 2). En touche aussi, les chiffres penchaient pour Emak Hor (7 prises contre 3). Pourtant, malgré toutes ces données en sa faveur, Arcangues...
La feuille de statistiques est toujours factuelle : elle ne raconte pas d’histoires et affiche sa vérité, bonne ou pas, mais bien réelle. En seconde mi-temps, le Stade Bordelais a ainsi été cinq fois plus pénalisé qu’Arcangues (10 contre 2). En touche aussi, les chiffres penchaient pour Emak Hor (7 prises contre 3). Pourtant, malgré toutes ces données en sa faveur, Arcangues a perdu sans pour autant que ce soit un vol. Pourquoi ? Roger Aguerre en livre la raison : « On a mis de l’énergie, mais à ce niveau-là ça ne suffit pas toujours, notre énergie était stérile. »
Un manque d’efficacité récurrent dans les zones de marque pénalise grandement les Basques. En ce dimanche pluvieux et venteux, ils font d’abord le dos rond en début de match, subissant la loi du massif pack bordelais, peu créatif mais dominateur. Une seule occasion aura suffi aux Girondins pour marquer un essai transformé, seule une pénalité de Dulac éclairant un triste début de rencontre, sans éclat ni action d’envergure.
Petit à petit, les Arcanguais sortent de l’apathie. Mais ils gâchent : ils perdent d’abord une pénaltouche à 5 mètres de l’en-but adverse, puis Darritchon rate coup sur coup deux pénalités aux 40 mètres. Les Basques tentent enfin de relancer le jeu, mais Bordeaux fait bonne garde.
Dès l’entame du second acte, les locaux repartent pied au plancher mais se font cueillir à froid par un essai en contre bien emmené par Delabroy, l’arrière adverse. Emak Hor va alors faire le siège de la ligne girondine. En vain, jusqu’à une inspiration de Darritchon qui tente une passe au pied sur l’aile droite pour un Belloc abandonné par la défense adverse, auteur de l’essai de l’espoir. Mais cela ne suffira pas : c’est Pierre Mathieu, un ancien de la maison, qui volera le dernier ballon sur une pénaltouche dans les 22 bordelais pour enterrer définitivement les rêves de victoire des locaux.