Retour
Un soir de League Cup, Geronimo Rulli a offert à Manchester City son billet pour les quarts de finale en stoppant deux tirs au but face à Brighton. Une performance de héros pour l’ancien gardien de l’OM, arrivé cet été pour 3,5 millions d’euros, qui devait logiquement faire réfléchir son entraîneur. Elle n’a pourtant rien changé à la hiérarchie : à Manchester, on n’est pas titulaire sur un exploit, même spectaculaire.
Enzo Maresca a fermé la porte sans ambiguïté. « Rulli travaille bien mais il connaît parfaitement son rôle », a glissé le technicien italien, avant d’ajouter que samedi, ce serait « Gigio et dix autres joueurs ». Les retrouvailles avec Brighton, cette fois en Premier League, se feront donc avec Gianluigi Donnarumma dans les buts. Le message est limpide : l’Argentin reste la doublure, quoi qu’il arrive dans les séances de tirs au but.
Ce choix a pourtant de quoi surprendre. Donnarumma a enchaîné les soirées délicates, contre Arsenal (0-3), le PSG (2-4) et Aston Villa (1-2), des rencontres où l’international italien n’a pas toujours rassuré. Maresca préfère malgré tout la stabilité à la sanction, quitte à entretenir un débat que la belle soirée de Rulli a forcément relancé. La confiance accordée à son numéro un a des airs de pari assumé.
Pour Rulli, le scénario est connu : patienter, rester prêt, saisir sa chance quand elle viendra. Dans un City au bilan globalement positif, malgré trois revers toutes compétitions confondues, il n’a pas de raison d’espérer un bouleversement à court terme. Mais à Marseille, où il a longtemps tenu la cage, on sait que ce genre de soirée ne s’oublie pas, et que le moindre faux pas de Donnarumma pourrait rouvrir la porte plus vite que prévu.