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Benjamin Guillou, le si précieux co-entraîneur du Vendée Football Club de La Roche-sur-Yon
Benjamin Guillou, sur la pelouse de Desgrange, lors de l'avant-match La Roche-sur-Yon - Aubagne.
Benjamin Guillou, sur la pelouse de Desgrange, lors de l’avant-match La Roche-sur-Yon – Aubagne. © Clément LEMAîTRE

Dans la lignée du début de saison de rêve de La Roche-sur-Yon, leader de Ligue 3, Frédéric Reculeau a pris, fort légitimement, la lumière médiatique. A ses côtés sur le banc, on retrouve Benjamin Guillou, moins sous le feu des projecteurs mais tout aussi précieux que l’ex-coach de Luçon.

« Même si c’est plaisant car c’est une preuve de reconnaissance, la lumière médiatique n’est pas forcément vitale pour moi, confie Benjamin Guillou. Pour moi, l’important est d’avoir la reconnaissance des joueurs et des gens avec qui je travaille ». « Dans les statuts, Benji est déclaré comme entraîneur adjoint mais pour moi, il a la carrure pour être entraîneur numéro un tous les jours. Il est très intelligent et a de grandes compétences footballistiques. On a les mêmes valeurs et la même vision que ce soit dans le football ou dans la vie. Donc, c’est pour ça qu’on s’y retrouve et que j’ai une entière confiance en lui », glisse Frédéric Reculeau à propos du « co-entraîneur ou coach numéro un-bis » yonnais, lui aussi intronisé au VFC il y a quatre ans malgré une proposition de l’US Créteil au même moment.

Je croyais au projet de La Roche-sur-Yon donc j’ai dit banco

Vendéen pure souche, l’enfant de Beauvoir-sur-Mer, formé à Nantes et Niort, a « été baigné » très jeune dans la passion du ballon rond. « Je jouais au football tous les jours. Mon grand-père et mon père ont été présidents du club de Beauvoir-sur-Mer, rappelle l’ancien milieu de terrain de La Roche-sur-Yon (2002-2004), qui aimait « courir et être au cœur du jeu ». Victime d’une blessure, il se relance ensuite à Luçon, où il côtoie Frédéric Reculeau, puis au Poiré-sur-Vie qu’il entraînera au cours de la décennie suivante. « Toutes les notions de bloc équipe, de tactique, de coaching, ça m’intéressait déjà lorsque j’étais joueur, note-t-il. J’ai passé l’initiateur 1 d’entraîneur à Niort à tout juste 18 ans, soit l’âge minimum requis, puis mon BE1 (Brevet d’État d’Éducateur Sportif) à 22 ans. »

Un « excellent » sens relationnel

Depuis 2022 sur le banc de La Roche-sur-Yon, Benjamin Guillou « s’éclate » et se reconnaît totalement dans le projet de jeu initié par Frédéric Reculeau. « Ça me rappelle mes premières années nantaises, lorsque j’évoluais au centre de formation dirigé alors par Raynald Denoueix. Notamment cette notion d’espace, prépondérante à l’époque au FC Nantes », souligne le technicien vendéen. Que ce soit à l’entraînement ou en match, la voix de Benjamin Guillou, qui se dirige « un peu plus sur l’animation défensive, les coups de pied arrêtés et le décryptage de l’adversaire », pèse autant que celle de Frédéric Reculeau. Les deux hommes communiquent constamment. Notamment pour coucher le onze de départ avant le match. « On échange dans le bureau à la fin de la dernière séance d’entraînement et il y a une première ébauche. Ensuite, on laisse toujours passer la nuit qui précède la rencontre. Si jamais, c’est une décision rapide, on communique par message le samedi matin. Mais si c’est plus long, on prend le temps d’échanger par téléphone », révèle Benjamin Guillou, dont le sens relationnel est jugé « excellent » par l’ancien capitaine Jason Buaillon. Quant à Christophe Chabot, il loue le côté « régulateur » de l’ex-technicien du Poiré-sur-Vie et la « complémentarité du duo ».

Causeries mythiques lors du sprint final en N2

Le président du VFC a notamment été marqué par certaines causeries « extraordinaires » du Belvérin lors du sprint final en N2 la saison passée. « Quand on a fait un mauvais résultat à Granville (0-0, 28e journée), il a dit aux joueurs : ‘les gars, vous me regardez tous. Vous levez tous la tête. Personne ne la baisse, c’est bien ce que vous avez fait’. Ça donnait des frissons tellement c’était bien dit. Puis, la semaine suivante, après la victoire à domicile contre Chauray (4-1, avant-dernière journée), il avait fait comprendre que la montée n’était pas encore jouée en disant : ‘là les gars, je ne veux pas en voir un euphorique.’»

Après les joueurs, le technicien de 45 ans a un dernier mot pour le public. Là encore, c’est le cœur qui parle. « Je suis admiratif de l’ambiance que les Yonnais et les Vendéens mettent à Desgrange. Quand j’étais gamin, je venais en tant que supporter ici. Je me souviens d’un La Roche-sur-Yon – Brest en Ligue 2 avec mon papa et il n’y avait pas autant d’ambiance qu’aujourd’hui. On sent qu’il y a une envie commune de voir des beaux matches de foot. » Comme dans le vestiaire du VFC, le message de Benjamin Guillou est passé.

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