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Le semi-marathon transfrontalier partira de Saint-Jean-de-Luz à 10 heures, direction les splendeurs de la Corniche. De quoi remonter le moral quand les jambes flanchent, même si l’arrivée à Fontarabie, pentue et pavée, reste redoutable
Dimanche 25 octobre, le semi-marathon Donibane-Hondarribia déroulera son long cortège de coureurs depuis la place Foch de Saint-Jean-de-Luz, à 10 heures pétantes. Les premiers arriveront environ 1 h 10 plus tard, sur la Plaza de Armas de Fontarabie, alors que le temps maximum pour terminer la course est de 2 h 45. La Corniche et certains tronçons seront entièrement...
Dimanche 25 octobre, le semi-marathon Donibane-Hondarribia déroulera son long cortège de coureurs depuis la place Foch de Saint-Jean-de-Luz, à 10 heures pétantes. Les premiers arriveront environ 1 h 10 plus tard, sur la Plaza de Armas de Fontarabie, alors que le temps maximum pour terminer la course est de 2 h 45. La Corniche et certains tronçons seront entièrement bloqués au trafic de véhicules durant la matinée.
Créée en 1998 dans le but de rapprocher Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie au-delà des frontières administratives, cette épreuve de 21,097 kilomètres se tient chaque année au mois d’octobre. Dès le départ de la Cité des corsaires, les courageux participants prennent la direction de Ciboure par le pont qui surplombe le port de pêche, puis rentrent dans le vif du sujet avec la côte de Muskoa, juste avant Socoa, une mise en bouche des 6 kilomètres de virages en montées et descentes de la Corniche, sur la commune d’Urrugne.
Le panorama qui s’offre face à l’Océan remonte très vite le moral des troupes. Les distractions ne manquent pas et le regard peut s’attarder sur le Château Abbadia en arrivant à Hendaye. Pas question toutefois de s’abandonner à la contemplation. Il faut poursuivre le long de la plage et avaler encore les quelques kilomètres qui restent jusqu’à un autre château, celui de Jeanne la Folle à Fontarabie, après avoir franchi la Bidassoa.
La Donibane-Hondarribia est mythique. Les coureurs sont de plus en plus nombreux, près de 4 000 cette année. Hélène, du club de Balma, à Toulouse, n’oublie jamais de s’inscrire. Peut-être un prétexte pour visiter sa famille hendayaise, ou est-ce le contraire ? « J’apprécie cette course pour la beauté et la diversité des paysages traversés, pour ses challenges et pour sa bonne organisation », commente la quadragénaire, précisant que le parcours est bien fléché. « On ne peut pas se perdre, la sécurité est bien assurée, les bénévoles veillent à tout et les ravitaillements sont bien positionnés. »
Après les montées et les descentes successives de la Corniche, le plat qui longe la plage d’Hendaye soulage et les encouragements stimulent. « L’ambiance est festive tout le long de la course. On traverse le port de plaisance, on longe la Baie de Txingudi, on grimpe un peu pour atteindre le centre-ville d’Hendaye puis on trottine jusqu’au pont frontalier qui enjambe la Bidassoa, passage du Labourd au Gipuzkoa. On ne s’ennuie jamais. »
Pour Hélène, le tronçon le plus difficile mentalement est sûrement celui qui longe l’aéroport de Fontarabie, après la traversée d’Irún « Il est rectiligne, monotone, ça semble long, on est impatient d’arriver. » Mais il reste le plus dur… la très redoutable montée de la Kale Nagusia, à Fontarabie. « Cent mètres sur pavés au kilomètres 21, alors que la fatigue se fait bien sentir dans les jambes depuis Saint-Jean-de-Luz. Ce raidillon est un dernier petit challenge. La bière à l’arrivée dans la liesse est une vraie récompense. »