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Les Basques avaient aussi du feu dans les jambes, à l’image de l’essai de 50 mètres de Federico Mori. D’une course chaloupée, le centre...
Les Basques avaient aussi du feu dans les jambes, à l’image de l’essai de 50 mètres de Federico Mori. D’une course chaloupée, le centre italien éliminait quatre défenseurs pour finir dans l’en-but. « J’ai cru que la ligne n’arriverait jamais », plaisantait-il après la rencontre. Huit minutes plus tard, c’est Yohan Orabé, touché au coude et sorti plus tard sur commotion, qui aplatissait à son tour au terme d’un festival de passes après contact, avec Guillaume Martocq, brillant ce dimanche, à la manœuvre à deux reprises dans cette action d’éclat.
La deuxième période ? Elle est à oublier. Ou à surligner, pour justement éviter de la reproduire. « Nous sommes passés complètement à côté au niveau du rugby et de la précision », pestait le manager Gerard Fraser après coup. Les siens menaient 22-13 à la pause. En l’espace de huit minutes au retour des vestiaires (44e-52e), ils vont se retrouver derrière au score (22-27) et déjouer une bonne partie du reste de la partie, notamment en touche.
« Dans l’état d’esprit, par contre, il y a eu quelques séquences défensives qui ont été importantes », pointait le Néo-Zélandais devant les micros. Notamment en fin de partie, quand les habituels bleu et blanc - ce dimanche en vert, rouge et noir, dans un maillot hybride entre celui de Leicester et du Stade Toulousain - ont perturbé une offensive des joueurs de Bloemfontein, touts proches de leur ligne d’en-but. La relance de Tom Spring signait le point de départ d’un essai de cent mètres. Guillaume Martocq fixait son vis-à-vis dans son camp, pour servir Herschel Jantjies à hauteur. Le demi de mêlée parcourait une moitié de terrain sans être rattrapé par ses compatriotes.
« Je suis très content pour eux et j’espère les voir encore parce qu’ils le méritent »
Lui, comme Swan Cormenier et Brian Alainu’uese a retrouvé du temps de jeu. Et Madosh Tambwe, Federico Mori et Facundo Bosch, au faible temps de jeu ces dernières semaines, se sont tous illustrés. Comme les jeunes Mahno Dealle Facquez et Manus Van Leeuwen, dont c’était la première en professionnel. « J’ai bien aimé leur engagement, leur activité, glissait Ged Fraser. C’est jamais facile de passer du championnat Espoirs à une compétition européenne, surtout contre les Sud-Afs dont le jeu est basé sur le défi physique. Je suis très content pour eux et j’espère les voir encore parce qu’ils le méritent. Hugo Leclercq aussi, lui qui rentre dans les dernières dix minutes. On n’était pas sûr qu’il reste à Bayonne en début de saison. C’est une belle récompense par rapport à son statut de capitaine chez les Espoirs. »
À voir, samedi prochain contre Lyon, si certains de ces « challengers » européens auront gratté leur place pour la véritable ambition de l’Aviron, le Top 14.