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À défaut d’être irrésistible, le relégué audois de Pro D2 réalise un bon premier tiers de championnat que seule l’entame du second bloc lui a empêché de bonifier davantage.
Leader invaincu au soir du 11 septembre avec quatre succès bonifiés en autant de confrontations, le club du chef-lieu audois a connu une baisse de cadence au terme des quatre dernières rencontres. Deux échecs successifs à zéro point concédés face à Massy à Domec (12-23), puis à Chambéry (35-23) ont en effet fait chuter les jaune et noir à la troisième place, à une longueur du dauphin savoyard, et cinq du leader massicois toujours invaincu au terme de huit matches. Si le staff carcassonnais n’a jamais caché son objectif, ''terminer la phase régulière dans le Top 6 afin de participer aux phases finales d’accession'', il n’en demeure pas moins qu’un Top 2, qui exempte d’abord d’un match de barrages les deux premiers de poule et autorise ensuite une demi-finale à domicile, semble néanmoins, pour arriver au bout de l’aventure une trajectoire moins compliquée.
Une affirmation qui ne s’est pourtant pas vérifiée lors des deux derniers exercices ponctués par deux titres de champions de France attribués d’abord à Carcassonne (3e de la phase régulière) en 2025, puis à Narbonne (5e) en 2026. Comme quoi… Au terme de ce deuxième bloc, il nous paraissait intéressant de faire part tant de nos coups de cœur que de nos coups de griffes, notamment sur les quatre dernières rencontres disputées par les jaune et noir.
Incontestablement touchés moralement et dans leur amour-propre, qui plus est devant leur public de Domec, lors de leur défaite concédée dans le match au sommet de la cinquième journée, puis dans la foulée à Chambéry, les Audois ont relevé la tête à domicile face à Périgueux. 45-12 finalement, sept essais inscrits contre deux encaissés, ils ont non seulement renoué avec la victoire, mais aussi et surtout repris leur cadence de match à cinq points.
Avec cinq points de bonus offensif au compteur (sur huit possibles), l’USC est la seule formation de la poule avec un tel ratio favorable. Pour la petite histoire, Albi en compte quatre, Chambéry, Rouen et Mont-de-Marsan trois, Massy… qu’un ! Dans ce registre, c’est la lanterne rouge Bourg-en-Bresse (8 points) qui affiche le pire bilan avec une victoire, un nul, et zéro point de bonus !
C’est sans nul doute, le petit ''bonheur'' qui a égayé le dernier bloc. Le taulier, de retour sur le pré après 510 jours d’absence et de galère. Alors que plus grand monde n’osait l’évoquer, mais que beaucoup l’espéraient encore, le Varois a rejoint l’arène pour un retour marquant et marqué par un essai inscrit dès la 2e minute face à Périgueux ! Tout un symbole ! Depuis, il a enchaîné une deuxième rencontre sous les couleurs carcassonnaises pour un second succès. Alors, Étienne Herjean, le porte-bonheur ?
Deux défaites concédées sans le moindre bonus défensif. La première au pied de la Cité devant Massy (12-23), la deuxième à Chambéry (35-23). Dans un championnat aussi difficile que la Nationale, où le moindre point vaudra son pesant d’or au décompte final, cela fait quelque peu désordre. D’autant plus que jusqu’alors, le RCME et le SOC, les deux actuels cadors de la compétition, n’ont pour leur part jamais réalisé le moindre match à zéro point, ramenant toujours quelques chose (succès ou nul). Par contre, Albi, Rouen et Bourg-en-Bresse n’ont pas plus que les Carcassonnais débloquer leur compteur ''bonus défensif''.
C’est hélas semble-t-il un des manques récurrents des Carcassonnais lors de ces deux premiers blocs. Des Canaris, branchés sur courant alternatif. Capables du meilleur, mais aussi, pas du pire, mais du moins bien. À tel point d’ailleurs, qu’après huit matches disputés, les voilà donc toujours en quête de leur premier match plein de l’exercice. Se ''faisant peur'' ou ''se mettant tout seul la panique'' alors que tout semblait alors jusqu’alors sous contrôle. Incompréhensible et pas moins étonnant.
C’est l’une des rampes de lancement de jeu qui procure en principe le maximum de munitions et de bons ballons d’attaque. Des ''cartouches offensives'' multiples, mais aussi indispensables. Malheureusement pour les Canaris, c’est un secteur qui pose actuellement problème. Tant les touches offensives que défensives d’ailleurs. La faute à qui ? À quoi ? Déjà sans nul doute en grande partie aux arrivées de nombreux nouveaux joueurs qui jouent un rôle clés dans ce domaine. Car la touche, c’est tout un art, toute une synchronisation entre lanceurs (les talonneurs), sauteurs et les lifteurs. C’est assurément un secteur qui se travaille et qui demande du temps mais pas trop quand même.