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Pas de vente, mais du sang neuf au capital. Selon Jean-François Pérès, journaliste de La Tribune OM, cité par Foot Sur 7 dans la nuit de lundi à mardi, l’Olympique de Marseille travaille à l’arrivée d’un investisseur minoritaire, avec l’espoir d’officialiser l’opération avant son rendez-vous avec le gendarme financier du football français.
Le journaliste, qui suit le club au quotidien, a posé les choses clairement : « L’OM espère pouvoir annoncer une bonne nouvelle d’ici le passage devant la DNCG. » Avant d’enfoncer le clou sur l’avenir de la propriété : « Je ne vois pas McCourt vendre le club à moyen terme, mais plutôt accueillir des investisseurs. » Pour les supporters qui rêvent d’un changement de propriétaire, la pilule est dure à avaler.
CMA CGM, LA PISTE QUI FAIT RÊVER (ET FANTASMER)
Évidemment, un nom revient avec insistance : celui de CMA CGM et de son patron, Rodolphe Saadé. L’armateur marseillais, puissant, ancré dans la ville et déjà partenaire du club, coche toutes les cases du candidat idéal. Mais à ce stade, rien ne confirme sa participation. Aucune source officielle, ni côté club ni côté groupe, n’a validé cette hypothèse. Prudence, donc.
Plusieurs médias évoquent par ailleurs un « plan de sauvetage » d’environ 30 millions d’euros. Les contours restent flous, et rien ne permet d’affirmer que les deux dossiers sont liés.
POURQUOI L’URGENCE EST RÉELLE
Le contexte, lui, n’a rien de flou. Le site brésilien Trivela, qui a longuement analysé la situation marseillaise, décrit un club sous contrainte budgétaire, qui a laissé filer plusieurs gros salaires cet été (Greenwood, Medina, Rulli, Aubameyang) et dont le propriétaire a mandaté la banque d’affaires Unique Sports Group pour trouver des solutions de financement.
Selon Sports Mole, qui s’appuie sur L’Équipe, l’OM doit lever des fonds importants d’ici juillet 2027. C’est dans ce cadre qu’il faut lire la tentative de vente d’Igor Paixão à Sunderland, fin août, bloquée par le staff sportif. Céder des joueurs ou ouvrir le capital : McCourt n’a pas trente-six leviers.
LA DNCG, JUGE DE PAIX
Le passage devant la Direction nationale du contrôle de gestion sera donc décisif. Arriver avec un nouvel actionnaire, même minoritaire, permettrait de rassurer le gendarme financier et d’éviter des mesures restrictives sur la masse salariale ou le recrutement. Arriver les mains vides, en revanche, exposerait le club à un examen beaucoup plus sévère (et à un mercato d’hiver sous surveillance).
Pour McCourt, l’enjeu est double : garder la main sur un club qu’il refuse de lâcher, tout en prouvant qu’il peut encore le financer. Une équation délicate. Il y a peu encore, l’OM affichait pourtant un effectif clinquant et des ambitions européennes.
D’ici l’audience, chaque rumeur sera scrutée. Et si la « bonne nouvelle » évoquée par Pérès tarde à venir, la pression va monter d’un cran au Vélodrome. Les dés ne sont pas encore jetés, mais l’horloge tourne.