Retour
En l’absence de Tadej Pogacar, nombreux étaient ceux qui espéraient pouvoir lui ravir le maillot de champion du monde de cyclisme sur route. Parmi eux, Paul Seixas figurait en bonne position et s’était clairement positionné. Malheureusement pour lui, le Lyonnais a échoué dans sa tentative, et n’a surtout pas été aidé par ses coéquipiers. Présent dans le groupe France, Valentin Paret-Peintre a évoqué ce moment compliqué.
Rapidement lâché durant la course, celui qui avait pourtant su se mettre en évidence lors du dernier Tour de France s’est confié dans les colonnes de L’Équipe. Et il a d’abord battu sa coulpe. « Oui, je n’ai pas été à la hauteur du rôle qu’on m’a donné, de la course que je devais faire. J’ai attaqué comme prévu, puis j’ai lâché directement alors que je devais ensuite suivre les coups. »
La tactique des Bleus d’attaquer encore et encore n’a pas fonctionné et Paul Seixas s’est retrouvé seul. Trop fatigué, ce dernier a craqué en fin de course et s’est ranger à 3,7 kilomètres de l’arrivée, pris par les crampes. Finalement quinzième sur la ligne, il a eu du mal à digérer et l’a dit face aux caméras. Valentin Paret-Peintre a expliqué que le discours de Paul Seixas avait d’ailleurs été le même en petit comité.
« Il s’en voulait beaucoup. Il était désolé, ce qu’il a dit devant les caméras, il nous l’a dit aussi. Personne n’était énervé ou déçu de Paul. […] On a fait la course qu’on devait faire. À partir de là, on n’a rien à regretter. Je pense que tout le monde a donné le maximum, y compris Paul. »
Et le coureur de la Soudal Quick-Step de conclure : « Qu’il fasse 2e, 3e ou 15e, c’est pareil. On venait pour être champion du monde, on a fait notre course et ça n’a pas fonctionné. C’est comme ça. » Âgé de seulement vingt ans, Paul Seixas aura bien d’autres occasions de tenter d’accrocher le maillot arc-en-ciel.