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Je suis très heureux. Je suis tombé dans la bonne équipe, je le savais. Quand Sébastien (Piqueronies) m’a appelé l’année dernière, j’étais très content qu’il m’ait...
Je suis très heureux. Je suis tombé dans la bonne équipe, je le savais. Quand Sébastien (Piqueronies) m’a appelé l’année dernière, j’étais très content qu’il m’ait donné cette deuxième opportunité (après avoir choisi Colomiers au détriment de la Section, NDLR). Ce début de saison, c’est grâce à mon travail en prépa. Après quand tu as une très bonne équipe à côté de toi, c’est tout de suite plus facile.
Comment gérez-vous cette polyvalence entre les postes d’ailier et de centre ?
Toute ma vie, j’ai fait les deux, donc c’est assez facile. Je n’ai pas de réponse quand on me demande ma préférence. J’arrive vite à basculer, et vois vite les combinaisons si c’est bien fixé dans ma tête.
Quelles sont les différences ?
En 13, tu es peut-être un petit peu plus dans le jeu de ligne, défensivement, tu as un gros rôle. À l’aile, tu as moins d’opportunités, tu dois donc en profiter.
Vous disiez être tombé dans la bonne équipe, pourquoi ?
Je connaissais le niveau de concurrence que j’allais avoir dans l’équipe. On a quatre ou cinq joueurs en équipe de France, donc ce sont les meilleurs du Top 14. Je savais qu’en venant ici, ils allaient me faire évoluer. Et vraiment, je voulais ce genre de concurrence avec les meilleurs. Pour que je sois aussi le meilleur aussi, c’est la seule façon. Tous les ailiers m’ont tiré vers le haut, même le centre Émilien (Gailleton).
Devenir le meilleur marqueur de Top 14 est-il un objectif ?
Bien sûr, maintenant que j’en suis là, pourquoi pas finir le coup ! Ce n’est pas ce à quoi je pense à chaque fois, mais c’est un objectif.
Quelle sensation vous procure le fait de jouer un dimanche soir face à Toulouse, en prime time ?
Jouer contre la meilleure équipe du monde, c’est vraiment un motif d’excitation. C’est pour ça qu’on joue au rugby : c’est une passion, mais derrière, on veut jouer des matches comme ça. Il y en a très peu dans une vie, donc il faut en profiter.
Vous avez passé trois saisons à Colomiers, en ce sens, jouer Toulouse est-il spécial ?
Cette ville fait partie de mon cœur, parce que chaque jour « off » que j’avais à Colomiers, je partais me balader à Toulouse. Mais maintenant, ma vie c’est ici, mon cœur a basculé.
Ce n’est pas trop frustrant de se dire qu’on ne va pas se frotter à Dupont, à Ramos, et aux autres internationaux toulousains ?