flag
back Retour
Handball. En 2016, Florian Dessertenne était capitaine des Vikings contre le PSG : « C’était un rêve de petit garçon »
Florian Dessertenne avait vécu un grand moment face au PSG.
Florian Dessertenne avait vécu un grand moment face au PSG. ©© Aline CHATEL

Quand ses filles, âgées de huit et dix ans, le questionnent à ce sujet, Florian Dessertenne éprouve toujours le même plaisir à se replonger dans ses souvenirs. Il y a dix ans presque jour pour jour, le 30 octobre 2016, le handballeur réalisait « un rêve de petit garçon » en affrontant le grand, l’immense Paris Saint-Germain. Florian Dessertenne était alors capitaine d’une équipe fraîchement promue en Proligue pour la première fois de son histoire.

Les Vikings de Caen avaient hérité du PSG en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. « À l’époque, c’était vraiment la grosse équipe, souligne Florian Dessertenne. Pour moi, c’est la meilleure équipe qu’ils aient jamais eue, avec Thierry Omeyer, Daniel Narcisse, Luc Abalo, Nedim Remilly… » Dans ce parterre de stars, il y avait surtout Nikola Karabatic pour le grand public. Mais Florian Dessertenne appréciait particulièrement le jeu d’Uwe Gensheimer. « Moi qui aime le spectacle, c’était impressionnant à voir ! »

Un car de sa ville était venu

Florian Dessertenne avait 29 ans. Il disputait sa cinquième saison au club. Demi-centre, showman, capitaine, il était l’un des joueurs les plus emblématiques du petit club qui n’en finissait pas de monter. Paris, c’était la cerise sur le gâteau. « Il y avait toute ma famille. Un car de la ville où j’habitais était venu voir le match. Je n’avais jamais joué en D1. Affronter le PSG, c’était exceptionnel. » Cela l’était d’autant plus que pour cet événement qui devait initialement se tenir dans la capitale, le président Thomas Lamora avait réussi à délocaliser la rencontre au Kindarena de Rouen. Un coup de génie. Les 5 500 places s’étaient écoulées en quelques heures. Pour le Caen Handball, ce match marquera un tournant.

Jouer au Kindarena, devant autant de monde, contre ces gens-là… Tu les respectes presque trop, limite à ne pas vouloir trop défendre pour ne pas leur faire mal.

Le 30 octobre 2016, Florian Dessertenne réalisait « un peu un rêve de petit garçon qui avait des posters de la moitié des joueurs dans sa chambre ». Il n’avait pas été intimidé par l’événement puisqu’il avait inscrit cinq buts. « On n’avait pas été si déméritants que ça. » Caen s’était incliné de douze buts (27-39). « J’espère qu’ils ne vont pas en prendre autant samedi. J’ai vu qu’ils avaient réussi à faire chier les Nantais pendant un moment. Avec l’appui du public, ils vont se transcender. Je pense que ça va être dur de gagner, mais il faudra tenir et prendre du plaisir. »

« Une fierté de voir ce club à ce niveau »

Florian Dessertenne garde un œil attentif sur l’évolution du club qu’il a quitté il y a désormais neuf ans. « Je l’ai toujours mauvaise d’avoir arrêté ma carrière pro sur une blessure, mais je ne retiens que du positif de Caen. C’est un club qui m’a donné ma chance, qui a su m’autoriser à faire mes études en même temps. J’ai eu mon concours de prof d’EPS là-bas. Surtout, ma première fille est née à Caen. » Florian Dessertenne était parti amer après s’être rompu le ligament croisé antérieur du genou lors du dernier match de la saison contre Dijon.

Ça ne m’a pas empêché de féliciter Thomas (Lamora) la saison dernière pour la montée. Je suis content pour le club. On a fait partie de cette histoire, ça reste une fierté de voir Caen à ce niveau-là.

La Starligue, Florian Dessertenne ne l’avait peut-être pas anticipée, il y a dix ans. « Mais je savais que Caen deviendrait une ville qui compterait dans le handball français. Ils ont su recruter les bonnes personnes, à l’image de Seb (Quintallet, l’entraîneur, ndlr), qui fait du bon boulot. Thomas a accompli un gros travail. Tant mieux pour le club. Je suis content d’avoir participé à son évolution. » Florian Dessertenne est resté proche de Jordan Allais, le capitaine actuel des Vikings. « Quand je suis arrivé, il était arrière gauche. Il s’est blessé à l’épaule et s’est reconverti au poste de pivot. Personne n’y croyait et aujourd’hui, il performe en D1. »

Prof, coach, joueur, sélectionneur (et papa)

Florian Dessertenne, actuellement en déplacement au Portugal avec le club de Toulon de beach handball, regardera le match samedi soir. « Peut-être en étant un peu nostalgique », glisse-t-il. Professeur d’EPS en Haute-Saône, sélectionneur de l’équipe de France U18 de beach, il est aussi entraîneur-joueur de Vesoul. « Pour ce que je fais, j’ai encore la condition, sourit-il. Je jouais déjà un peu en marchant quand j’avais vingt ans (rire). Je suis là pour faire souffler et distribuer les passes. » On serait étonné qu’il y rajoute une petite touche de show, parce qu’on ne l’a pas connu autrement.

Vous aimerez peut-être

Manchester City - PSG : deux buts coup sur coup, le début de match sensationnel des Parisiens !

ONZE MONDIAL il y a 2 jours

Fenix Toulouse : il a découvert le handball à 16 ans, il est aujourd'hui en Starligue... on vous ...

LA DÉPÈCHE il y a 1 jour

Ligue des champions: Le PSG vainqueur et qualifié, Nantes se rattrape

Sports.fr il y a 2 jours

Caen Handball. "Sur une échelle de 0 à 10, le moral est à 1,5" : opéré, Jordan Allais sera absent...

Actu il y a 8 heures

Canal + ne diffusera pas AS Rome-Real Madrid : pour voir le match, il faudra aller sur…

Football 365 il y a 2 jours

Manchester City - PSG : Marquinhos a-t-il échappé à un penalty sur Cherki en tout début de rencon...

ONZE MONDIAL il y a 2 jours

AS Roma - Gian Piero Gasperini : "Il y a eu un effondrement psychologique"

madeinfoot.ouest-france.fr il y a 1 heure

Handball/Starligue : porté par un Mathéo Briffe dantesque et un collectif à l'unisson, on vous ex...

LA DÉPÈCHE il y a 1 heure