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Âgé de 39 ans, le capitaine jaune et noir, passé le Pau FC et Bergerac au niveau national, apporte son expérience à ses jeunes coéquipiers. Comme ce samedi soir (19 heures) contre Marmande à l’Argenté, à l’occasion de la 7e journée de Régional 1
Il n’est pas superstitieux. Le samedi 10 octobre dernier, le Stade Montois se déplaçait à Boulazac pour le 5e tour de Coupe de France. Le portier périgourdin, Elhadji Dieng, mettait en échec Paul Maisonneuve lors d’une cruelle séance de tirs au but (4-3). Une semaine plus tard, les Stadistes recevaient sur la pelouse de l’Argenté les Boulazacois en championnat de R1. Et le capitaine montois a pris...
Il n’est pas superstitieux. Le samedi 10 octobre dernier, le Stade Montois se déplaçait à Boulazac pour le 5e tour de Coupe de France. Le portier périgourdin, Elhadji Dieng, mettait en échec Paul Maisonneuve lors d’une cruelle séance de tirs au but (4-3). Une semaine plus tard, les Stadistes recevaient sur la pelouse de l’Argenté les Boulazacois en championnat de R1. Et le capitaine montois a pris sa revanche sur le mauvais en trompant à deux reprises le gardien visiteur sur… penalty, offrant ainsi à la formation landaise un nul mérité au bout du temps additionnel (2-2).
« En inscrivant le premier tir au but, je me suis mis en confiance. Lors du second penalty, c’était mentalement un petit peu plus dur, d’autant que nous étions en fin de match, se remémore Paul Maisonneuve. Malgré mon âge et mon expérience, j’ai toujours un peu de pression quand je joue. Je suis d’abord sur le terrain pour montrer l’exemple. »
« Paul m’est d’une utilité folle, surtout au sein d’un groupe aussi jeune, confie Antoine Abrassart. C’est le joueur qui stabilise l’équipe. Et en plus, il a une hygiène de vie parfaite. C’est un peu le grand frère. » Certainement le fruit d’une grosse vingtaine de saisons passées au niveau national au Pau FC puis à Bergerac.
« Avant de venir au Stade Montois, le football était mon métier comme l’ensemble de mes coéquipiers. Maintenant, c’est très différent. Je côtoie désormais des lycéens, des étudiants, ou des gars qui bossent toute la journée et qui sont là pour prendre du plaisir sans négliger la compétition. C’était donc un peu nouveau. Mais si j’ai décidé de continuer une saison de plus, c’est justement parce que j’avais bien apprécié cette ambiance. ».
À bientôt 40 ans, le capitaine du Stade Montois vit plutôt bien de partager le vestiaire avec des jeunes joueurs : « Cela me permet de rester jeune dans ma tête. Franchement, j’essaie de ne pas trop faire la différence par rapport à l’âge. Nous sommes en priorité un collectif. » Depuis son arrivée au sein du club jaune et noir, le Nîmois de naissance vit actuellement ses plus belles saisons. Ses jeunes coéquipiers n’ont pas en effet connu ces terribles désillusions qui ont mis en péril l’avenir du club jaune et noir comme cette dégringolade inattendue de R1 en R2. Une vertigineuse descente aux enfers.
« C’est vrai que j’ai signé au Stade Montois alors que la période était très compliquée. Je le savais mais j’étais motivé par l’envie de me rapprocher de Pau, une ville que j’aime bien. Le discours du président de l’époque m’a convaincu. Je ne regrette pas du tout mon choix », précise le milieu de terrain stadiste, satisfait du début de championnat. « C’est positif. Il y a de jeunes joueurs qui grattent du temps de jeu et en même temps de l’expérience. Il faut que l’on continue dans cette voie en réalisant ce que l’on sait faire de mieux. ».