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Graulhet. La passion des arts martiaux vietnamiens
Entrainement au dojo du stade Noël Pélissou. DDM, Pierre Assémat

L’école Phung Hoàng Võ Đuong perpétue les disciplines martiales vietnamiennes, entre maîtrise de soi, équilibre physique et techniques de défense. Les arts martiaux vietnamiens conjuguent tradition, maîtrise de soi et préparation physique. À travers l’École Phung Hoàng Võ Đuong, François Lajoie transmet cet héritage en associant les disciplines internes, axées sur le bien-être, et les pratiques externes, davantage tournées vers l’efficacité martiale. Fondateur et responsable technique, François Lajoie pratique les arts martiaux depuis 1996. Il enseigne les disciplines internes et externes au sein de son école, créée à la suite d’un séjour de cinq ans au Vietnam. Celle-ci compte aujourd’hui 70 adhérents, répartis entre Castres, Graulhet et Saint-Sulpice-la-Pointe. Deux associations assurent son fonctionnement, à Graulhet et à Saint-Sulpice-la-Pointe.

Les enseignements reposent sur deux approches complémentaires. Le Taï-Chi-Chuan traditionnel et le Qi Gong taoïste privilégient l’enracinement, la posture, la respiration, la concentration et la méditation. Le Viet Vo Dao s’inscrit dans une approche plus martiale, fondée sur les techniques d’attaque et de défense, à mains nues ou avec des armes traditionnelles. "Nos techniques sont liées et indissociables. Avec le Taï-Chi-Chuan, on apprend les différents enchaînements codifiés et à maîtriser son énergie, alors que les techniques de défense et d’attaque enseignées apportent puissance, force, souplesse et art de l’évasion. Cette complémentarité vise à favoriser l’équilibre physique et mental, aussi bien pendant les entraînements que dans la vie sociale et professionnelle", précise François Lajoie, titulaire du 6e Đẳng Việt Võ Đạo. Les armes traditionnelles occupent également une place dans cet apprentissage : bâton moyen et long, nunchaku, hallebarde, doubles éventails, sabre, épée, lance ou couteaux papillon. Les techniques à mains nues mobilisent les mains, les coudes, les pieds et les genoux. L’enseignement est également assuré par Sylvie Serin, qui a commencé les arts martiaux vietnamiens aux côtés de François en 2009. Elle est ceinture noire d’école, 1er Đẳng, possède un diplôme d’instructrice et détient un brevet de secouriste, renouvelé tous les deux ans. Le style enseigné trouve ses origines au Vietnam. Il a été transmis en France par Maître Nguyễn Dân Phú. Au-delà de la technique, les arts martiaux traditionnels accordent une place importante aux dimensions culturelles, philosophiques, spirituelles et morales, avec pour objectif central la maîtrise de soi. "Dans notre pratique, le but est d’éviter le combat. Malheureusement, si la confrontation est inévitable, les techniques enseignées doivent être réalistes et les plus efficaces possible. Car dans la rue, il n’y a aucun respect et aucune pitié. C’est la violence", souligne François Lajoie. Il insiste également sur la maturité nécessaire à cette discipline : "L’art martial traditionnel nécessite une certaine maturité. Nous travaillons sur des points vitaux, sans protections. Nous durcissons notre corps avec des planches de frappe et de casse et nous apprenons le maniement d’armes. C’est une formation martiale progressive, avec un but : développer une "explosivité" afin d’être fort pour être utile et efficace. La meilleure défense reste toutefois une attaque réfléchie." Plus d’infos sur le blog www.arts-martiaux-vietnamiens.com/blog-arts-martiaux. P.A.