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Avec "l'homme le plus fort de France", le bras de fer a fait le spectacle dans ce bar des Côtes-d'Armor
Didier, à droite, fier de ses tatouages polynésiens.
Didier Plusquellec Rolland, à droite, organisateur de ce premier tournoi de bras de fer à Plounévez-Moëdec. © Alina MARIN

On connaît les jeux de force bretons, mais le bras de fer n’avait encore jamais eu droit à son tournoi à Plounévez-Moëdec (Côtes-d’Armor). C’est désormais chose faite. Samedi 17 octobre 2026, Pascal Le Masson, gérant du bar Le Carré d’As, a accueilli les compétiteurs autour d’une table, à l’initiative de Didier Plusquellec Rolland.

Des tournois dans les bars

« Didier est venu me proposer cette activité cet été, mais avec toutes les fêtes dans la commune, ce n’était pas évident à mettre en place. Et là, c’était le bon moment pour le faire », explique Pascal Le Masson.

Depuis quatre à cinq ans, Didier organise des tournois dans différents bars : « C’est au bon vouloir des propriétaires. Moi, j’organise. Je suis là pour arbitrer et donner des conseils. »

Je ne participe pas, parce que ça n’a pas d’intérêt, et je le dis sans aucune prétention.

Difficile, en effet, d’imaginer les concurrents rivaliser avec celui qui a décroché un titre mondial de la spécialité.

L’homme le plus fort de France

Avant de s’illustrer dans cette discipline, Didier Plusquellec Rolland s’était déjà fait un nom dans les épreuves de force. Dans les années 2000, il était « strong-man », tirait des camions et a été plusieurs fois sacré homme le plus fort de France.

À son palmarès figurent également plusieurs titres de champion de France, d’Europe et du monde dans la catégorie des plus de 125 kg. C’est à 52 ans que Didier découvre le bras de fer.

Champion du monde

Huit mois plus tard, en 2020, il gagne le titre mondial en Pologne, dans la catégorie Masters, réservée aux plus de 50 ans.

Ces compétitions l’ont fait voyager autour du monde : « J’ai été aux États-Unis, à Moscou, en Espagne, en Roumanie, en Moldavie… », raconte-t-il.

Vu à la télé

Une aventure sportive qui lui a aussi permis de participer à plusieurs émissions de télévision : « J’ai fait Vis ma vie, sur TF1 dans les années 2000. Et aussi La France a un incroyable talent. Je suis allé jusqu’en demi-finale. »

Il tire un Boeing 747 pour la télé japonaise !

Parmi ses souvenirs les plus improbables, il cite une expérience qui ne manque pas de poids : « J’ai tiré un Boeing 747 dans le désert californien. C’était pour la télé japonaise, en 2003. Un matin, je travaille. Je reçois un coup de fil de la télé japonaise. J’ai cru que c’était une blague, mais non. Tout était payé. »

5 kg à la naissance

Un parcours pour le moins singulier. « J’ignore comment l’expliquer. Je pesais 5 kg à la naissance. À 20 ans, je faisais des courses de vélo et je couvrais 400 km par semaine, je pesais 100 kg. Maintenant, j’ai 60 ans et je pèse 135 kg », confie-t-il.

Aujourd’hui entrepreneur spécialisé dans les prélèvements de terre dans les champs agricoles, Didier garde un attachement particulier à ce sport, qui lui a permis de rencontrer des personnes aux quatre coins du monde :

On est des gens un peu atypiques, réunis par la passion.

La force, mais surtout la technique

Didier était présent pour prodiguer ses conseils aux participants.
Didier Plusquellec Rolland était présent pour prodiguer ses conseils aux participants. © Alina MARIN

Au Carré d’As, une quarantaine de participants se sont affrontés dans deux catégories : les moins et les plus de 85 kg. Tout au long du tournoi, le champion a arbitré les rencontres et prodigué ses conseils pour éviter les blessures.

Car, si le bras de fer impressionne par la puissance déployée, il ne s’agit pas simplement de pousser le plus fort possible :

On n’est pas dans une compétition officielle. Le bras de fer, c’est un mélange de force et de technique.

Après plusieurs heures de confrontations, Philippe Blanchard s’est imposé en moins de 85 kg, tandis qu’Erwan André a remporté la catégorie des plus de 85 kg. Chez les femmes, Themis Lady s’est distinguée.

« C’est le jeu ! »

La maire, Sonia Allain, a été présente au tournoi pour encourager les hommes et les femmes de la commune.
La maire, Sonia Allain, a été présente au tournoi pour encourager les hommes et les femmes de la commune. © Alina MARIN

Mais au-delà des résultats, l’essentiel était ailleurs : « L’idée était de passer un bon moment, se mesurer aux autres et repartir avec quelques souvenirs », dit un participant venu de Plounérin.

Une philosophie résumée avec humour par Jérôme, de Plounévez-Moëdec, qui n’a pas craint de perdre : « C’est le jeu et la loi du plus fort. »

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