Retour
Après sa défaite à domicile contre Rion-Morcenx (30-41), le BTS n’a déjà plus le temps de regarder en arrière. Chez un Mugron revigoré par son exploit à Bazas, les hommes de Yoann Sistiaga devront retrouver discipline et maîtrise
Le passage à l’heure d’hiver tombe à point nommé pour le BTS. Ce week-end, il ne s’agira pas seulement de reculer les aiguilles mais bien de remettre les pendules à l’heure sur le terrain. Car la défaite concédée à domicile face à Rion-Morcenx...
Le passage à l’heure d’hiver tombe à point nommé pour le BTS. Ce week-end, il ne s’agira pas seulement de reculer les aiguilles mais bien de remettre les pendules à l’heure sur le terrain. Car la défaite concédée à domicile face à Rion-Morcenx (30-41) a laissé un goût amer et surtout un constat sans appel pour le manager Yoann Sistiaga : « Notre principal adversaire, c’était nous-mêmes ».
Difficile, en effet, de prétendre à la victoire en multipliant les fautes. Le bilan est lourd : 24 pénalités, un carton rouge, trois jaunes et un blanc. « Tu peux mettre en place le plus beau jeu du monde avec autant d’indiscipline, tu t’affaiblis en permanence, tu ne peux pas gagner, c’est impossible », s’exclame le manager, lucide sur les raisons de cet échec.
Pas question, toutefois, de s’attarder sur les regrets. « Cette défaite à domicile nous impose d’aller chercher des points dès ce dimanche à Mugron », prévient le technicien.
La mission s’annonce délicate face à une équipe mugronnaise en pleine confiance. En s’imposant chez le leader invaincu Bazas (40-42), les Landais ont frappé un grand coup et démontré qu’ils pouvaient bousculer la hiérarchie. Les forgerons sont donc prévenus : il faudra se méfier d’un adversaire qui n’aura rien à perdre et beaucoup à confirmer.
Pour espérer ramener quelque chose de ce déplacement, une condition s’impose : « Rester à 15 pendant 80 minutes ». La semaine d’entraînement a ainsi été consacrée au travail technique et mental autour de la discipline. « Les joueurs ont été sérieux et concernés, ils sont conscients qu’ils doivent se rattraper dimanche », souligne Sistiaga.
À Mugron, les Boucalais devront donc joindre les actes aux paroles. Le changement d’heure ne suffira pas : c’est bien leur comportement qu’ils devront changer pour retrouver la bonne dynamique.