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La Poultière affichait complet pour ce derby aux allures de revanche côté fougerais, ce mardi 20 octobre 2026. Dans une salle chauffée à blanc par les supporters, Vitré et Fougères (Ille-et-Vilaine) se sont livrées une bataille intense, indécise jusqu’aux dernières secondes du temps réglementaire. Mais au terme d’une prolongation haletante, ce sont bien les Fougerais qui ont fini par faire la différence (87-92).
Les Vitréens entament la rencontre par deux points sur lancer franc. Mais Fougères ne tarde pas à réagir et parvient rapidement à creuser un petit écart pour mener 11-8 à la 6e minute.
Malgré les bonnes performances de Fanchini et Okemba, les locaux peinent à prendre le contrôle de la rencontre face à une adresse insolente de Fougères de loin (6/8 à 3 pts). À une minute de la fin du premier quart-temps, les visiteurs comptent deux points d’avance, puis quatre. Ils ont déjà affiché leurs ambitions : ils ne sont pas venus à Vitré pour subir le derby (22-26).
Le deuxième acte est très haché des deux côtés, mais particulièrement pour les locaux, dominés par des Fougerais plus efficaces. Après seulement deux minutes de jeu, le coach Fabien Calvez demande un temps mort pour tenter d’enrayer la dynamique adverse.
Le message semble passer. Malgré des lancers francs laissés en route, la Green Squad retrouve progressivement des couleurs et recolle au score. Mais le temps mort demandé à son tour par Fougères permet aux visiteurs de reprendre leur souffle et de retrouver de l’efficacité.
À la pause, l’Aurore est menée de 5 points : 33-38.
Au retour des vestiaires, Vitré retrouve de l’allant. Portés par les tirs à trois points d’Okemba et la fougue de Manbangui, les locaux reprennent espoir et finissent même par passer devant pour la première fois de la rencontre : 50-49.
Mais Fougères ne compte pas céder. Grâce à une succession de lancers francs, les visiteurs reprennent rapidement les commandes. Fidèles à leur régularité, ils remportent également ce troisième quart-temps et abordent la dernière période avec six points d’avance : 53-59.
Pour Vitré, il reste dix minutes pour renverser la situation.
Les Vitréens tentent alors de revenir à coups de tirs à trois points. Mais la réussite se fait attendre, et Fougères en profite pour sanctionner les approximations locales en contre-attaque. À 3 minutes et 30 secondes du terme, l’écart grimpe à six points : 64-70.
La situation semble se compliquer sérieusement pour la Green Squad. Mais c’est sans compter sur l’orgueil des locaux et le sang-froid de Fanchini (29 pts), qui fait mouche à trois points à deux reprises. Vitré renverse alors la situation et passe devant avec deux longueurs d’avance à seulement 1 minute et 13 secondes du buzzer !
La Poultière entre en ébullition.
Les deux équipes se rendent coup pour coup. 72-72, puis 74-74 à 30 secondes de la fin. La tension est à son comble. À neuf secondes du terme, Vitré mène 76-74 et croit tenir le bon bout.
Mais rien n’est terminé. Fougères trouve les ressources nécessaires pour arracher l’égalisation et envoyer les deux équipes en prolongation (76-76).
Après quatre quart-temps d’une intensité folle, impossible de départager les deux rivaux !
Dans ces cinq minutes supplémentaires, Vitré choisit davantage la prudence et tente de grappiller des points sur la ligne des lancers francs. Mais Fougères sort alors son arme fatale : le tir à trois points.
Les visiteurs frappent au meilleur moment et reprennent le contrôle de la rencontre. À 13 secondes de la fin, le tableau d’affichage indique 92-87 pour Fougères. Cette fois, le miracle n’aura pas lieu pour les Vitréens.
Les supporters fougerais, qui ont tremblé jusqu’au bout devant le retour spectaculaire de leurs adversaires, peuvent enfin exulter. Leur équipe repart de la Poultière avec une victoire précieuse au terme d’un derby qui aura tenu toutes ses promesses.
Malgré l’absence de deux cadres, blessés (Plaucoste et Wade), Vitré pourra nourrir des regrets après cette remontée héroïque.
Fougères aura su garder son sang-froid dans les moments décisifs.
Dans un derby où personne n’a voulu lâcher, la prolongation a finalement choisi son camp.