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L’IA révolutionne la navigation : Yannick Bestaven dévoile son impact sur les courses de haut niveau au salon nautique du Cap-d’Agde
Le navigateur Yannick Bestaven (à gauche), parrain de cette 27 e édition du salon nautique d’automne du Cap-d’Agde. Michel Desnos

"L’IA est de plus en plus présente sur les bateaux, notamment de course de haut niveau, depuis quelques années", indique le navigateur Yannick Bestaven, le parrain de la 27e édition du salon nautique d’automne qui se tient jusqu’au 1er novembre sur la zone technique du port du Cap-d’Agde.

Le vainqueur du Vendée Globe 2020-2021 explique : "Il faut savoir qu’on enregistre beaucoup de données à chaque navigation, sur la structure du bateau, les efforts, la résistance, les performances, les vitesses… C’est beaucoup de datas à traiter. C’est à terre que ça se traite, dans des algorithmes. Ainsi, grâce à l’IA, le bateau est capable de nous parler, de nous dire “Je me rappelle que sur telle navigation, avec telle condition de vent, tu allais à telle vitesse de vent, tu étais réglé comme ça”, etc. Elle nous permet d’être plus performants, d’aller de suite sur les bons réglages et d’être assistés par rapport au passif du bateau que l’on a enregistré au préalable. Car on a énormément de données enregistrées sur nos bateaux."

"Les skippers professionnels ont de plus en plus recours aux nouvelles technologies"

Le navigateur indique travailler en partenariat avec une société sur des analyses météo. "Autrefois, on regardait les “pilot chart” (cartes maritimes) pour les fichiers météo. C’étaient des statistiques sur plusieurs dizaines d’années. On a mis au point un système où, quand mon bateau me dit “j’ai telle force de vent, telle pression atmosphérique”, etc. l’IA va chercher dans ses statistiques les mêmes moments et endroits où il y a eu ces conditions-là, pour sortir le scénario qu’il s’est passé après et dire : “Il y a de grandes chances que le vent, derrière, tourne de cette façon…” Ça nous permet d’avoir des routes statistiques analysées par l’IA."

Aujourd’hui, confirme le navigateur, dans toutes les courses de haut niveau, sur les Imoca ou les Ultim, les skippers ont de plus en plus recours à ces technologies-là, comme dans toute la société. "Ça nous fait gagner du temps, nous rend plus pertinents, plus performants."

L’équipe de Nav’élec est présente au salon nautique d’automne.
L’équipe de Nav’élec est présente au salon nautique d’automne. Antonia Jimenez

Du matériel électronique de navigation de plus en plus performant

Sur le stand de Nav’élec, entreprise gérée par Rémy Boyer, spécialisée dans l’électronique maritime, les propriétaires de bateaux peuvent acquérir tout le matériel électronique – conçu, fabriqué et vendu par de grandes marques telles Raymarine, Garmin ou Furono – qu’ils souhaitent en fonction de l’usage qu’ils font ou veulent faire de leur embarcation.

GPS, traceur, sondeur, sonar, radar, pilote automatique, VHF, girouette-anémomètre, antenne satellite, transpondeur AIS… Tous ces équipements sont de plus en plus sophistiqués et interconnectés. "Depuis une dizaine d’années, chaque marque développe des algorithmes d’autoapprentissage, explique Kaëlig Le Corre, chef de vente chez Raymarine. Soit des algorithmes qui calculent et agglomèrent toutes les données dans l’objectif d’optimiser les performances et sécuriser le bateau en navigation."

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