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Christian Mbilli n’a pas réussi son pari. Ayant hérité de la ceinture mondial WBC des poids super-moyens après la retraite de Terence Crawford, le boxeur tricolore l’a défendue ce samedi sur le ring de Riyad face à Saul « Canelo » Alvarez. Toutefois, à l’issue des douze reprises, les juges ont pris fait et cause pour le Mexicain. Ce dernier retrouve ainsi le titre qu’il avait cédé à l’Américain en septembre 2025 à Las Vegas. Malgré la défaite, l’entourage de Christian Mbilli voit dans sa prestation de quoi construire pour l’avenir. « Il y a de la déception mais pas d’excuse, a confié son entraîneur Samuel Décarie dans un entretien accordé à RMC. Il a montré quand même qu'il faisait partie de l'élite. C'est très dur de battre Canelo sur la carte des juges. »
Un combat qui a vu le Tricolore tout donner même si le résultat n’a pas été au rendez-vous. « Son corps est épuisé, a confirmé son entraîneur. On regardera quelle sera la suite. Il n’a pas perdu de valeur. On va regarder nos options, on n’est pas inquiet. Il aura de belles choses à l’avenir. » Ecartant l’idée d’une frustration pour son poulain à la sortie du ring, Samuel Décarie concède que Christian Mbilli aurait pu aborder certaines phases du combat d’une autre manière. « On aurait pu ouvrir un peu plus la machine à certains égards, ou continuer à boxer comme dans les quatre premières reprises, a-t-il confié. C’est un mélange de sentiments. » Convaincu que le Français « a un peu plus contrôle le rythme » du combat, il ajoute avoir la sensation d’un « combat plus serré que la carte de certains juges ».
En effet, si l’un d’entre-eux n’a donné que trois points d’avance au Mexicain (115-112), les deux autres ont vu « Canelo » s’imposer avec respectivement cinq et sept longueurs d’avance sur Christian Mbilli (116-111 et 117-110). Evoquant le fait que certains observateurs ont vu « une domination totale » de Saul Alvarez, Samuel Décarie s’inscrit en faux en assurant que son boxeur « a tiré son épingle du jeu ». « Il a démontré qu’il était capable de rivaliser avec Canelo, il n’en manquait pas beaucoup pour aller chercher la victoire, a conclu le technicien canadien. Sur place, des Mexicains sont venus nous dire qu’on méritait au moins le nul. » Un avis qui n’a pas été partagé par les juges mais tout indique que Christian Mbilli saura aborder une éventuelle revanche dans les meilleures conditions.