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Auteur d’un solide début de saison en Ligue 1, le LOSC se rend au-delà du cercle polaire ce mardi (21h) dans une position bien moins confortable en Ligue des champions. Face à lui ? Le FK Bodo/Glimt et sa pelouse synthétique détrempée qui a de quoi faire peur.
Jamais la distance entre le championnat et l’Europe n’aura semblé aussi grande pour le LOSC. En Ligue 1, le club lillois compte 18 points après neuf journées, son meilleur total à ce stade depuis la saison 2020-2021 (19 points, saison du titre). En Ligue des champions, c’est une autre histoire : trois matchs et trois défaites contre Arsenal (3-0), le Betis (2-3) et le Galatasaray SK (2-4).
Ces résultats placent le LOSC (35e) dans le bas du classement. À Bodo, en Norvège, lancer sa campagne européenne est l’objectif. La tâche s’annonce néanmoins particulièrement ardue.
L’Aspmyra Stadion ne compte qu’environ 8000 places et ne semble, à première vue, rien avoir d’une enceinte intimidante. Pourtant, les grandes équipes y laissent régulièrement des plumes. Depuis 2020, l’AS Roma, le FC Porto, la Lazio, le Besiktas ou l’Olympiakos y ont connu la défaite. Et ils ne sont pas les seuls. Le pedigree des équipes prises à défaut en 2026 est rutilant : Manchester City (3-1, en janvier), l’Inter Milan (3-1, en février), le Sporting CP (3-0, en mars) et le Borussia Dortmund (1-0, 14 octobre) ont tous été surpris au-delà du cercle polaire.
Le principal obstacle, c’est la surface : un terrain synthétique. Le LOSC a déjà foulé un tel terrain lors d’une campagne européenne récente, c’était du côté des Îles Féroé. Face au KI Klaksvik, Paulo Fonseca avait considérablement remanié son équipe et concédé un résultat nul (0-0) en Ligue Conférence. Les blessures avaient été évitées, mais le jeu lillois n’avait pas été radieux.
Mardi, la surface sera encore plus exigeante puisque la pelouse du stade de Bodo est systématiquement gorgée d’eau. Cette spécificité accélère la circulation du cuir, qui rebondit autrement que sur une pelouse naturelle. Le ballon fuse quand les appuis sont instables. Les Norvégiens, habitués à ces caractéristiques, prennent ainsi un temps d’avance sur leurs adversaires, contraints de s’habituer comme ils le peuvent.
Une pelouse trempée ? Les prévisions météo annoncent que des pluies sont possibles mardi, alors qu’il fera entre 5 et 8 degrés dans la ville de Bodo. Rien n’est garanti, mais dans le cas contraire, soit lorsqu’il ne pleut pas, le terrain est arrosé au maximum. Les Norvégiens ne laissent rien au hasard.
Au pied du mur au vu de sa situation comptable, le LOSC n’a de toute façon pas le choix : il faudra rapidement s’adapter à cette inhabituelle surface, au risque de se faire piéger par l’intensité imposée par les Norvégiens de Bodo/Glimt. Les Dogues de Davide Ancelotti tenteront de l’apprivoiser pour la première fois ce lundi, avec une séance d’entraînement programmée à 17h30 dans l’enceinte de l’Aspmyra Stadion. Il va falloir apprendre vite, et bien.