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Il y a treize ans, la vie de Michael Schumacher basculait sur les pistes de Méribel. Victime d'une grave chute à ski, le roi des circuits est transporté au CHU de Grenoble. Des années plus tard, des témoignages racontent les heures particulièrement éprouvantes qui ont suivi son accident. Dans cette période marquée par l'inquiétude et les rumeurs, un autre témoignage mérite également l'attention. Celui d'un ancien membre de Mercedes, qui avait côtoyé le pilote en 2010.
Après sa chute en hors-piste, entre deux pistes balisées, Michael Schumacher heurte violemment un rocher à la tête, malgré son casque. Son traumatisme crânien est extrêmement grave. L'alerte lancée à l'équipage est sans équivoque : "On part sur Schumacher !" Sur place, les médecins tentent de stabiliser son état. Le neurochirurgien Stephan Chabardès intervient pour évacuer des saignements intracrâniens.
Jean-François Payen, chef de la réanimation, met en place un coma artificiel et une hypothermie thérapeutique. Une seconde opération est réalisée le 30 décembre. L'objectif des équipes médicales est alors de "gagner du temps". Dehors, pourtant, une autre bataille commence : celle des journalistes venus du monde entier et des informations incontrôlées.
Pour accueillir les nombreuses équipes de télévision, une zone presse improvisée est installée sur un terrain voisin. Elle sera surnommée le "parking Schumacher". Dans cette atmosphère tendue, les informations circulent parfois sans vérification. Benoît Bouy rapporte notamment les paroles d'un pompier rencontré dans un couloir : "Schumacher est mort. Ils attendent juste la famille pour le débrancher. Tu peux préparer ton papier", a-t-on pu lire dans les colonnes de Pleine Vie. Cette affirmation était totalement erronée.
Face à cette agitation, Corinna Schumacher et les proches du champion allemand confient la communication à Sabine Kehm. Début janvier 2014, la porte-parole demande de considérer comme spéculations les informations ne provenant pas des médecins traitants ou du management. Le 6 février, le CHU de Grenoble dément officiellement la mort du champion. La famille choisit ensuite une confidentialité presque totale.
Lors de sa première saison chez Mercedes, le frère de Ralf Schumacher partageait notamment son quotidien avec Nico Rosberg. Sam Bird, alors pilote de réserve, découvre une personnalité qui dépasse largement ses performances sportives. Dans un témoignage relayé par Nextgen-Auto et repartagé par Sport.fr, il lâche sur ancien collègue : "Michael, tout d'abord, quel homme. Ce que j'ai appris de Michael, ce n'était pas forcément sa façon de conduire, c'était sa façon de travailler avec les gens. Sa capacité à fédérer l'équipe autour de lui, à collaborer, à être aimable, tout en sachant être ferme quand il le fallait".