Retour
Gianni Infantino aura-t-il un rival ? Arrivé à la tête de la FIFA en février 2016, l’ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA a vu son troisième mandat être marqué par la polémique née de son projet « FIFA Forward Entreprise ». Le patron du football mondial souhaitait ainsi ouvrir le capital d’une société commerciale gérant la Coupe du Monde à des investisseurs privés dont certains sont proches de Donald Trump. Face au tollé, Gianni Infantino a vite fait machine arrière mais sa cote de popularité a pris un coup. Si les confédérations africaine et asiatique ont récemment confirmé leur soutien dirigeant suisse, le football européen reste à la tête d’une fronde qui peine malgré tout à se matérialiser.
En effet, alors que la date limite de dépôt des candidatures a été fixé au 18 novembre prochain, seul l’ancien joueur suisse Ramon Vega s’est officiellement placé sur la ligne de départ pour contester un éventuel quatrième mandat pour Gianni Infantino. Néanmoins, au détour d’un entretien accordé au quotidien régional Ouest-France, le président de la FFF Philippe Diallo a confié être convaincu que « l’UEFA a fait des démarches auprès d’un certain nombre de candidats potentiels » et qu’elle a « défini un profil » à même de briguer la place de président de la FIFA. « J’attends maintenant, effectivement, d’ici le 18 novembre, un nom », a ajouté le patron du football français qui a ensuite évoqué le profil d’un certain Arsène Wenger.
« Il a une légitimité incontestable dans le football, assure Philippe Diallo au sujet de l’actuel directeur du développement du football mondial à la FIFA. Il a une notoriété aussi internationale, ce qui est aussi peut-être un élément important. Donc, il coche évidemment beaucoup de cases pour être candidat. » Le président de la FFF concède malgré tout que « c’est une décision à la fin qui lui appartient ». En effet, il reste maintenant à voir si celui qui a été longtemps très proche de Gianni Infantino dans les arcanes de la FIFA sera prêt à lui apporter la contradiction et à porter les espoirs de ceux qui veulent du changement à Zürich après un peu plus d’une décennie de règne pour l’actuel président.