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Il nage 42 km depuis Marseille jusqu'à Six-Fours-les-Plages : cet habitant du Var raconte son défi fou
Paul Peyronnet, 25 ans et originaire de Six-Fours-les-Plages, a nagé 41,14 km entre les Goudes, à Marseille, et la plage de la Coudoulière, le 15 octobre, en environ 12 h 40.
Paul Peyronnet, 25 ans et originaire de Six-Fours-les-Plages, a nagé 41,14 km entre les Goudes, à Marseille, et la plage de la Coudoulière, le 15 octobre, en environ 12 h 40.

Il a nagé pendant près de 13 heures pour rejoindre sa ville natale. Le jeudi 15 octobre dernier, Paul Peyronnet, 25 ans, a quitté les Goudes, à Marseille, pour rallier la plage de la Coudoulière, à Six-Fours-les-Plages (Var). Au terme de 41,14 km en mer, le nageur a retrouvé ses proches, après une traversée plus éprouvante que prévu.

Une traversée de 41 km en 12 h 40

L’idée a germé après un hiver marqué par deux opérations, l’une au pied et l’autre pour une hernie. Paul Peyronnet a alors eu envie de se fixer de nouveaux objectifs sportifs, mais aussi de les filmer pour partager son aventure.

Au départ, il envisageait même de nager 50 km. En étudiant les distances sur Google Earth, il choisit finalement de partir des Goudes, un secteur qu’il aperçoit régulièrement depuis Six-Fours, notamment lorsqu’il admire les couchers de soleil.

La distance s’est ensuite imposée comme un clin d’œil au marathon. « Je me suis dit que ça pourrait être sympa de le faire à la nage », détaille le Varois.

Parti à 3 h 50 du matin, après un léger retard sur l’horaire prévu, le Six-Fournais a touché terre vers 16 h 30. Il a ainsi nagé pendant environ 12 h 40, avec des pauses régulières pour s’alimenter.

La distance annoncée par sa montre est finalement de 41,14 km, un peu moins que les 42 km initialement envisagés.

« Dès le seizième kilomètre, je me suis senti plus fatigué que prévu »

Avant cette traversée, Paul Peyronnet avait déjà nagé 25 km lors d’une sortie d’entraînement. Il avait aussi participé à une épreuve de type backyard revisitée en natation, au cours de laquelle il nageait un kilomètre chaque heure, pour un total de 31 km.

Pour préparer ce nouveau défi, il a choisi de privilégier le plaisir plutôt qu’un entraînement intensif. Il a progressivement augmenté les distances, jusqu’à sa sortie de 25 km, et nagé environ 40 km au cours de la semaine précédant la traversée.

Mais un report de la date initiale en raison de la mauvaise météo a perturbé sa préparation. Et le jour J, les difficultés sont finalement arrivées plus tôt que prévu. « Dès le seizième kilomètre, je me suis senti plus fatigué que prévu, plus courbaturé », explique-t-il.

Le nageur raconte avoir également eu du mal à s’alimenter. Boissons glucidiques, gels, barres céréalières et thé étaient prévus pour lui permettre de tenir sur la durée, mais les nausées ont compliqué les ravitaillements : « Vers la fin de la traversée, je m’alimentais beaucoup moins. Je prenais surtout de l’eau parce que ça passait bien. J’étais vraiment dans le dur sur les derniers kilomètres », détaille-t-il.

Les encouragements de ses amis pour tenir jusqu’au bout

Pour ne pas penser constamment à la distance restante, Paul Peyronnet s’était fixé des étapes mentales. Il essayait alors de penser au prochain ravitaillement, à ses amis présents sur le bateau ou encore à la musique qu’il écoutait grâce à des écouteurs adaptés à la nage.

Des proches l’ont également rejoint en pointu pour l’encourager. Un soutien qui lui a permis de retrouver de l’énergie alors qu’il commençait à souffrir. « Je les ai entendus crier avant de les voir, donc ça m’a bien reboosté. »

La traversée était justement l’occasion de partager un moment spécial avec ses proches. Le voilier qui l’accompagnait assurait notamment la sécurité de Paul et ses ravitaillements. Une personne était également chargée de filmer le défi.

À l’arrivée, le jeune homme était épuisé, au point d’avoir « du mal à suivre les conversations ». Mais la joie a rapidement pris le dessus. Sa famille et notamment sa grand-mère de 94 ans avaient fait le déplacement, tout comme ses amis mais également des personnes qu’il ne connaissait pas. « Ma mère m’a accueilli avec un saucisson. J’adore ça », précise le Six-Fournais en rigolant.

Un documentaire en préparation

Au-delà de la performance sportive, Paul Peyronnet souhaite faire de cette traversée un projet à partager. Un documentaire doit revenir sur la préparation, les difficultés et l’arrivée à Six-Fours. Il est prévu sur YouTube, avec l’espoir d’organiser également une projection dans sa ville natale.

« L’objectif, c’était de motiver les gens. Chacun a son épreuve, ses challenges. Le but, c’est de prendre du plaisir dans ce qu’on fait, de se dépasser pour atteindre ses objectifs. »

Pour la suite, le nageur garde un carnet rempli d’idées de défis, dont plusieurs à l’étranger. Il souhaite pouvoir vivre du partage de ses aventures, mais compte d’abord se consacrer à ce premier documentaire avant d’envisager de nouveaux projets en 2027.

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