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Le LOSC a concédé une troisième défaite consécutive en Ligue des Champions en s’inclinant face à Galatasaray (2-4). Après cette nouvelle désillusion, Davide Ancelotti s’est présenté en conférence de presse pour analyser le scénario de cette rencontre et la chute de son équipe après la pause.
Les Dogues avaient pourtant de sérieux motifs d’espoir après une première période où ils avaient réussi à reprendre l’avantage grâce au doublé de Soriba Diaoune. Mais, comme lors de la précédente sortie européenne face au Betis, le LOSC a totalement décroché au retour des vestiaires. Un but contre son camp de Berke Özer, puis une réalisation de Victor Osimhen ont rapidement placé Galatasaray en position favorable. Malgré plusieurs tentatives pour réagir, les Lillois n’ont jamais réussi à inverser la tendance et ont finalement concédé leur troisième revers européen. Davide Ancelotti a livré son analyse de cette nouvelle contre-performance et des raisons ayant conduit son équipe à sombrer après la pause.
Avec quel sentiment vous ressortez de ce match où forcément, comme nous, vous avez pensé à un moment donné que la soirée allait bien tourner ? Est-ce que c’est plutôt du côté défensif que vous pointez les défaillances ce soir ?
Le sentiment, c’est que ce n’est pas suffisant ce qu’on fait en Champions League. Alors il faut vite changer ça, si on veut avoir des options, je pense qu’on a encore du temps, on y croit, mais aujourd’hui c’est clair qu’on voit qu’on doit faire quelque chose de différent. Le ressenti, oui, c’est que dans les moments décisifs, un peu comme contre le Betis, on n’a pas été capable de les gérer. On a pris des buts quand c’est très compliqué : au début, à la fin de la première mi-temps, au début de la deuxième, ce n’est pas la première fois. Alors il faut améliorer ça, il faut améliorer ça vite, comme j’ai dit, si on veut avoir des options. Après c’est toujours collectif, je pense que oui, on a pris des buts qu’on peut éviter au niveau collectif, sur les coups de pied arrêtés, ce n’est pas la première fois. Et oui, il faut travailler sur ça, changer vite parce que ça ne doit pas devenir une habitude.
Alors qu’en Ligue 1 vous avez une défense qui tient plutôt la route, est-ce que la Ligue des champions, aujourd’hui avec l’équipe que tu as, avec les absences qu’il peut y avoir, est-ce que ce n’est pas un obstacle qui est un peu trop élevé ?
Ce n’est pas que l’obstacle est trop élevé, mais c’est vrai qu’ici, dans cette compétition, avec les joueurs qu’il y a, les erreurs qu’on fait, on les paye très cher. Aujourd’hui c’était le cas encore, sur les deux premiers buts on a perdu deux duels et on n’a pas eu un bon positionnement devant les buts, dans la surface, ce sont des petites erreurs qu’on ne peut pas se permettre et sur les coups de pied arrêtés surtout, parce que contre Betis c’était la même chose, c’était pareil. Après en transition, c’est normal qu’une fois qu’on court derrière le résultat, si on n’a pas la capacité de garder l’avantage comme on était aujourd’hui à 2-1, si on va derrière, après en transition il y a des joueurs comme aujourd’hui à Galatasaray qui sont très tueurs.
Comment vous expliquez que votre équipe ait été aussi peu intense, aussi peu capable d’avoir des occasions en seconde période ?
La deuxième période, c’est vrai qu’après on a pris les deux buts, on n’a pas été capable de rester une équipe. Ça, c’est une chose qu’il faut changer, on doit rester une équipe jusqu’à la fin et chercher à jouer, à créer des opportunités et pas jouer de façon individuelle, jouer de façon collective, faire les choses qu’on a cherché à faire et qu’on a bien réussi à faire en première mi-temps. Je pense que c’est pour ça qu’on a un peu perdu l’organisation offensive après les deux buts parce qu’on avait de la frustration et on n’a pas soutenu l’organisation et la discipline.
Il reste encore 5 matchs, mais pour atteindre les 10 points, ça commence à se compliquer. Est-ce que désormais tous les matchs vont être un peu comme des matchs à élimination directe, un peu décisifs, ou on n’en est pas encore là ?
C’est sûr qu’on doit faire mieux, et maintenant c’est très important de commencer à faire des points si on veut avoir des options. Mais on ne doit pas penser aux résultats, on doit penser à être compétitif jusqu’à la fin dans les matchs, et ça c’est l’objectif en Ligue des Champions. Et on n’a pas réussi, alors il faut changer quelque chose si on veut faire des points. On doit rester compétitif jusqu’à la fin et ne jamais abandonner, rester dans le match et bien gérer les moments, les matchs, parce que comme je l’ai dit, il n’y a pas de pardon. Ici on ne te pardonne pas.