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Après l’édition de la course pédestre du dimanche 18 octobre, le maire de Saint-Sixte, David Sanchez, exprime son épuisement face aux réglementations nationales imposées pour conserver la labellisation de l’épreuve
Y aura-t-il une édition 2027 de la course pédestre la balade des lacs à Saint-Sixte ? La question mérite d’être posée tant son organisateur, David Sanchez, également maire de la commune, est ressorti de celle organisée dimanche 18 ...
Y aura-t-il une édition 2027 de la course pédestre la balade des lacs à Saint-Sixte ? La question mérite d’être posée tant son organisateur, David Sanchez, également maire de la commune, est ressorti de celle organisée dimanche 18 octobre plutôt épuisé mentalement. Malgré le sourire que tous lui connaissent, il déclarait : « Oui, je suis découragé ».
C’est dans la complexité de l’organisation d’une course pédestre de haut niveau qu’il faut trouver les racines de ce découragement. Explications. Dimanche 18 octobre au matin, toutes les conditions étaient réunies pour qu’un événement sportif soit une réussite. Au programme, sur un parcours aussi plat que possible, un 5 et un 10 km, ce dernier étant le seul labellisé FFA en Lot-et-Garonne. Traduction pour les non-coureurs : cette course est idéale pour établir des records et qualifications pour des championnats.
« Le parcours avait été mesuré très officiellement par Jean-Paul Prieur, un juge-arbitre running disparu soudainement il y a quelques mois. C’est grâce à lui que nous avons pu être labellisés FFA ». Depuis, les difficultés sont devenues le quotidien de David Sanchez, qui explique : « Il y a des décisions prises au niveau national qui ne sont pas adaptées à nos territoires. La présence obligatoire d’un juge-arbitre running, par exemple, il n’y en a pas en Lot-et-Garonne, celle d’un chronométreur manuel, qui est souvent incapable de prendre les chronos de tous les arrivants quand ils sont en grappe, d’un starter, pour un simple coup de pistolet. »
Par ailleurs, « il faut aussi un juge aux arrivées, un délégué contrôle antidopage, avec un local mis à disposition et une escorte d’hommes et femmes pour accompagner les coureurs et coureuses contrôlés, poursuit l’élu. Dans un département où il n’y a que très peu de juges, c’est mission impossible. Demain, pour aller chercher une qualification, il faudra aller à Toulouse ou à Bordeaux, au milieu de 15 000 personnes, et payer son dossard 18 euros. Tant pis. Et la course à pied finira d’être un sport populaire, accessible à tous. »