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Christian Horner révèle que Red Bull a envisagé trois pilotes de premier plan pour épauler Max Verstappen. Mais Helmut Marko aurait bloqué plusieurs pistes.
Christian Horner continue de dévoiler les coulisses de son passage chez Red Bull. Dans son autobiographie Drive, dont la publication approche, l'ancien directeur de l'écurie autrichienne révèle avoir envisagé le recrutement de Fernando Alonso, Charles Leclerc et Carlos Sainz pour devenir les coéquipiers de Max Verstappen. Trois pilotes expérimentés et réputés, dont les profils auraient pu considérablement renforcer le duo de Red Bull.
Mais ces différentes pistes n'ont jamais abouti. Selon Horner, Helmut Marko, alors conseiller de Red Bull, aurait personnellement écarté les possibilités de recruter Alonso et Leclerc. Plus surprenant encore, le Britannique assure que Verstappen n'était pas à l'origine de ces refus, alors que la question de l'identité de son coéquipier a régulièrement alimenté les débats au sein de l'écurie.
La première révélation concerne Fernando Alonso, qui aurait directement manifesté son intérêt pour Red Bull lors du Grand Prix du Japon 2024.
À cette époque, l'Espagnol évoluait chez Aston Martin, mais n'aurait pas été opposé à l'idée de rejoindre une équipe dominatrice, même si cela impliquait de se mesurer à Verstappen avec une monoplace identique.
"Fernando m'a même dit qu'il voulait vraiment piloter aux côtés de Max la saison suivante", raconte Horner dans son livre.
Une association entre les deux champions du monde aurait constitué l'un des duos les plus prestigieux de la grille. Mais selon Horner, Helmut Marko a rapidement fait comprendre que cette possibilité n'était pas envisageable.
L'ancien directeur de Red Bull s'est alors intéressé à un autre pilote particulièrement convoité : Charles Leclerc.
Horner ne cache pas son admiration pour le Monégasque, dont il appréciait aussi bien la vitesse pure que la personnalité.
"Je pensais qu'il pourrait être le pilote parfait pour nous. Il était rapide, très performant sur un tour et possédait un caractère déterminé."
Le Britannique voyait donc en Leclerc un candidat capable de renforcer Red Bull, notamment grâce à ses qualités en qualifications et à son tempérament de compétiteur. Mais cette deuxième piste s'est heurtée au même obstacle que celle d'Alonso.
"Comme avec Fernando, cela n'allait pas se faire", explique Horner, qui attribue de nouveau cette décision à Helmut Marko.
Il prend toutefois soin de préciser que Verstappen n'aurait joué aucun rôle dans ce refus : "J'ai immédiatement compris que cet ordre ne venait pas de Max."
Une précision importante, puisque Horner laisse ainsi entendre que les réticences à associer deux pilotes de premier plan provenaient de la direction sportive plutôt que du quadruple champion du monde lui-même.
Le troisième nom évoqué est celui de Carlos Sainz, qui avait déjà évolué dans la filière Red Bull avant de poursuivre sa carrière chez Renault, McLaren et Ferrari.
Horner révèle que l'Espagnol s'est personnellement rendu à son domicile pour discuter d'un éventuel recrutement en vue de la saison F1 2026.
L'ancien patron de Red Bull appréciait particulièrement son expérience et son approche collective, deux qualités qu'il jugeait précieuses pour l'écurie.
"C'était un pilote de Grand Prix expérimenté, un joueur d'équipe, et je savais qu'il travaillerait d'arrache-pied pour l'écurie."
Contrairement aux cas d'Alonso et de Leclerc, les révélations rapportées ne précisent toutefois pas si Marko s'est également opposé à l'arrivée de Sainz, qui évolue désormais chez Williams.
Ces confidences offrent un éclairage intéressant sur les discussions menées en interne chez Red Bull avant le départ de Horner en juillet 2025. Elles montrent surtout que l'écurie a envisagé plusieurs associations particulièrement ambitieuses autour de Verstappen, sans jamais concrétiser ces différentes options.
Avec Alonso, Leclerc ou Sainz, la composition de Red Bull aurait pu prendre une tout autre dimension. Mais selon le récit de Horner, certaines décisions ont été prises bien avant que ces négociations puissent réellement aboutir.