Retour
La Coupe du Monde de rugby à XIII se déroule actuellement en Australie avec un effectif français majoritairement toulousain et catalan…
C’est caractéristique du treize en France : un ancrage dans des régions très spécifiques – Catalogne, Tarn, Haute-Garonne, PACA, Vaucluse – alors que le but d’une fédération est d’avoir un club dans toutes ses grandes villes. Moi, j’ai baigné dedans dès petit, à Aigues-Vives en région toulousaine avant de pratiquer sur Toulouse. Parti vivre six ans en Angleterre, j’ai évolué en troisième et deuxième divisions.
Comment expliquez-vous cet aspect confidentiel du rugby à XIII ?
En Australie, c’est le sport numéro un. En Angleterre et Nouvelle-Zélande, c’est kif-kif avec le quinze. En France, on a du mal à percer parce que les médias n’ont pas vraiment joué le jeu sur des événements de grande ampleur. Sans cela, pas de développement. Là-dessus, on a clairement loupé le virage des années 80. Le quinze l’a pris et s’est vu propulsé, alors que c’est le treize, en France, qui s’est professionnalisé le premier. Il y a eu un match télévisé pour la première fois mais entaché d’une énorme bagarre (le 17 mai 1981, finale du Championnat de France entre Villeneuve et le XIII Catalan, stoppée au bout de 4 minutes, NDLR). À partir de là, on a médiatiquement disparu des radars.
Quelles seraient vos armes de séduction pour reconquérir le public français ?
Pour moi, le jeu à treize peut être plus spectaculaire et plus compréhensible. Des règles, il me semble, plus faciles à intégrer, un temps de jeu effectif plus élevé – à 70 minutes alors qu’au quinze, même en professionnel, on est content quand on atteint les 40 minutes. Si je parle de mon club, on est pas mal suivis sur les réseaux sociaux mais il faut des infrastructures concrètes pour se rendre plus crédibles.
Vous bénéficiez du soutien d’un parrain de choix : Alex Tulou, ancien international à quinze…
Jeune, il a été treiziste et il sait bien qu’entre quinze et treize, il faut s’apprivoiser. Alors, il nous a proposé de s’associer avec son club de Mauguio (Régionale 3, NDLR) pour des entraînements quinze et treize en commun. L’idée est de travailler, comme le Stade Toulousain et Toulouse XIII l’ont fait, des éléments que chacun ne travaille pas forcément. Cela crée beaucoup d’enthousiasme.
Les Montpellier Raptors XIII évoluent dans le Poule Sud de Nationale 3 avec Les Loups de Pamiers, l’Ecole du XIII St Pierrais et le Racing Club Valderiès XIII.
8 novembre : Pamiers 2 – Montpellier.
15 novembre : Valderies – Montpellier.
29 novembre : Montpellier – St-Pierre de Trivisy.
13 décembre : Montpellier – Pamiers 2.
Du 17 janvier au 21 mars : Play-offs & Challenges interpoules.
4 et 11 avril : Barrages.
18 avril : Demi-finales.
2 mai : Finales du championnat et du Challenge.
Peut-on dire que ce qui a été entrepris par Toulouse est un modèle de développement en France ?
C’est clairement le but suprême pour nous. Les Diables Rouges (club à treize historique de Montpellier créé en 1953, NDLR) ont disparu ou du moins ne sont plus engagés en compétition et à la Fédération. Ils ont quelques petits une fois par mois et des équipes en corporation. Nous, nous sommes en 4e division française. D’ici 2030, on vise l’Élite et, effectivement, ce rêve d’intégrer, comme Toulouse l’a fait, la Super League en Angleterre. Mais, pour cela, il faut faire ses preuves en divisions inférieures, se structurer et former.
Sentez-vous qu’il y a une vraie demande sur Montpellier ?
Ce qui bloque, c’est le manque de terrain. Nous avons seize filles qui attendent depuis un an de s’engager en championnat et des enfants en demande qu’on aimerait pouvoir accueillir dans une école de rugby pour les avoir rien qu’à nous en tant que treizistes. Chez les garçons, il y a 26 joueurs. De toute façon, Montpellier est une ville si sportive qu’il y a à faire dans toutes les disciplines.