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Deux sur deux, le contrat est rempli pour le SO Avignon qui a confirmé son succès à Villefranche-de-Rouergue contre Saint-Gaudens pour la première sortie au parc des sports d'Avignon.
"C'est bien, mais ce n'est que le début du championnat et ça ne veut rien dire. On l'a vu lors de la saison 2025-2026 où on avait commencé par quatre victoires, avant d'enchaîner par quatre défaites derrière. En ce moment, il y a des équipes un peu moins bien préparées et c'est ce qui fait la différence."
La joie est mesurée pour le meneur Louis Jouffret qui a dû batailler pour s'extirper des griffes des "Ours" saint-gaudinois qui sont longtemps restés accrochés au pelage des "Bisons".
Les quarante premières minutes ont donné cette impression où les deux équipes se sont répondu du tac au tac sans jamais prendre le dessus (18-18, 40).
"J'ai dû un peu gueuler (sic) à la mi-temps car on n'était pas assez tueurs devant la ligne et on n'avait pas le même état d'esprit qu'à Villefranche", a reconnu l'entraîneur Julien Scaramuzza.
Si l'essai de Louis Jouffret (24-20, 51) a donné un bref bol d'air, les Avignonnais ont continué à être sous pression de Saint-Gaudens (24-24, 55)... jusqu'au carton jaune de Baptiste Avis pour un placage haut. Une infériorité numérique qui a tout débloqué
"On le prend comme une injustice, et à partir de là on se met à appliquer le système de jeu", a souligné Scaramuzza.
Avec trois essais d'El Fath (61), Fouque (64) et Roussilat (67), et une pénalité de Jouffret (42-24, 73), le SOA a fermé la boutique en moins de quinze minutes.
"Je pense qu'on a été un peu trop dans la facilité et à essayer d'inventer des choses. Sauf que ce n'est pas notre jeu. Dès qu'on s'est remis dedans, on a pu voir que le plan a marché en dix minutes", a analysé Louis Jouffret.
"Si on avait joué comme les vingt dernières minutes, on aurait tué le match depuis longtemps", a conclu Julien Scaramuzza qui peut tout même savouré ce deuxième succès de rang.