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Les défaites vont par deux pour l'ASVEL en ce début de saison européenne il est vrai pas simple. Battus deux fois de suite alors qu'ils avaient débuté sur une victoire, les Villeurbannais viennent de mordre la poussière deux fois d'affilée de nouveau après avoir réussi à stopper l'hémorragie. Tombés au buzzer mardi dernier à l'Astroballe, où ils n'avaient pas encore perdu cette saison en Euroligue, les joueurs de Tony Parker n'ont pas réussi à relever la tête et se sont de nouveau inclinés (111-92), jeudi soir cette fois en déplacement, sur le parquet du Real Madrid pour le compte de la 6e journée de la compétition.
Le shoot fatal de l'ancien joueur de la maison Chris Jones, deux jours plus tôt après que Tremont Waters, l'un des nombreux absents du côté de l'ASVEL jeudi (Patty Mills et Jae Crowder avaient également été laissés au repos), a manqué le panier de la gagne, était encore dans toutes les têtes des Rhodaniens lorsqu'a débuté la rencontre face à un Real qui restait sur deux succès. Les Villeurbannais sont pourtant tout de suite passés au sujet du jour et ont fait mieux que résister.
Il y a eu certes cet éclat dans le 2e quart-temps (34-23) venu notamment de la patte d'un Théo Maledon encore auteur d'un match des plus complets ((16 points, 9 passes, 5 rebonds) et surtout d'un Andres Feliz déjà lancé à ce moment de la partie vers les meilleures stats de sa vie en Euroligue (26 points, 4 passes, 4 rebonds). Toutefois, à l'aube du dernier quart-temps, cette ASVEL distancée à la pause (61-48) pouvait encore y croire.
Après qu'une vilaine faute sur un très bon Hugo Besson (16 points) de l'immense Walter Tavares (9 points, 5 rebonds) a été upgradée par les arbitres, les visiteurs sont même revenus à 5 longueurs.
Malheureusement pas assez longtemps, et Chuma Okeke (10 points, 5 passes) tout d'abord en redonnant plus de dix points d'avance aux Espagnols sur un shoot longue distance puis Alberto Abalde (6 points, 4 rebonds, 2 passes), qui portait ensuite l'avance des siens à +15 là aussi derrière la ligne, ont fini par avoir raison de notre représentant, pourtant conduit par un Tyty Washington très inspiré (17 points, 6 passes).
Revenue au contact en profitant notamment du violent trou d'air de ses adversaires au niveau de l'adresse au retour des vestiaires, l'ASVEL n'avait pas le droit à l'erreur néanmoins. Et encore moins à des fautes offensives, comme celle bien malvenue de Joel Bolomboy (12 points, 7 rebonds) alors que les Villeurbannais étaient encore dans le coup. Les hommes de "TP" perdent (encore), stagnent dans le bas du classement mais ils continuent assurément d'apprendre. Parfois la marche est trop haute. C'était manifestement le cas jeudi soir. Surtout avec une rotation remaniée.