Retour
Retour du championnat ce samedi pour l’équipe féminine du Racing Club de Lens. À l’occasion de la 5e journée d’Arkema Première Ligue, le RC Lens accueille le RC Strasbourg-Alsace. L’occasion pour les joueuses de Loïc Fiévet d’obtenir leur première victoire.
Lensois.com : Au cours de cette trêve internationale, vous avez été amputé de nombreuses joueuses qui ont rejoint différentes sélections. Comment avez-vous travaillé ?
Loïc Fiévet : On en a profité pour intégrer des jeunes. On a intégré sept jeunes au groupe professionnel. Cela a permis à ces jeunes de côtoyer le groupe pro et aux joueuses non sélectionnées de continuer à travailler.
Avoir autant de joueuses appelées dans les différentes sélections françaises, c’est un bon signe sur la qualité du groupe. Mais qu’est-ce que cela vous apporte ?
Tout d’abord, cela met en lumière notre équipe et notre effectif. Cela prouve sa qualité. Surtout, cela leur apporte quelque chose d’autre : une autre compétition, un autre groupe, un autre effectif. Lorsqu’on joue le championnat, on est dans une dynamique de saison. Les internationales, elles, reviennent avec autre chose, d’autres expériences. Cela leur permet également de continuer leur progression. C’est vraiment intéressant.
Au-delà des Françaises, vous avez également compté sur les retours des internationales haïtiennes et algériennes en milieu de semaine. Comment se gèrent ces retours tardifs ?
Justement, l’objectif, c’est de faire le point un peu sur chacune. Ces deux sélections ont joué mardi. On a fait la séance ce matin et on les a checkées. On va refaire le point demain pour savoir comment elles se sentent. Parce qu’on est sur une semaine à trois matchs. Donc, il y a aussi d’autres échéances directes. Il faut qu’on prenne tout ça en compte, mais, par contre, elles sont éligibles pour les matchs.
Comment se gère le fait d’avoir autant d’internationales ?
En fait, c’est surtout dans la gestion, encore une fois. Parce qu’à partir du moment où on ne les a plus, il faut réussir à récupérer le maximum d’informations pour savoir comment elles vivent cette période, comment elles ont géré cela. Car les temps de jeu sont différents, les matchs sont différents. Certaines ont plus joué le samedi que le mardi, et vice versa. Donc, c’est à nous de jouer avec tout ça.
Pour revenir au championnat ce samedi, comment avez-vous préparé cette rencontre ? Avec forcément l’objectif d’une première victoire en Arkema Première Ligue.
Exactement, de toute façon, on est tous dans l’esprit de l’ambition et de la recherche d’une première victoire à domicile. Donc, ça, c’est partagé et, encore une fois, sans forcément se mettre la pression, c’est ce qu’on se dit. L’envie, elle est là. L’ambition, elle est là. Par contre, nous devons garder nos principes, garder ce qu’on fait, modifier et corriger ce qu’on doit corriger, parce que les premiers matchs étaient vraiment des matchs accélérateurs d’apprentissage pour nous. Maintenant, l’idée, c’est de continuer d’avancer et puis, on espère aller chercher les trois points.
Vous parlez de ne pas se mettre la pression. Dans votre situation – avant-dernier avec un seul point –, pourquoi est-ce important de garder ce discours ?
En fait, déjà, la première des choses, c’est qu’on est au clair : on sait que c’est le maintien. La deuxième chose, c’est que c’est un groupe jeune, qui est en apprentissage. Forcément, si on est dans une exigence et une recherche absolue de points, même si c’est important, c’est ce qui va nous faire avancer et nous maintenir, mais si on ne retient que ça et pas le reste, forcément, on sait que c’est un groupe jeune qui a aussi besoin de confiance et de continuer à avancer. C’est un groupe qu’il faut saluer, qui travaille très bien la semaine, qui est exigeant avec son équipe. C’est pour ça qu’on est dans la bonne voie. Et nous, l’idée, c’est de maintenir ça. Elles le savent et, de toute façon, elles ont envie de gagner. Donc, c’est de garder ce fil, de garder le cadre.
Vous allez accueillir Strasbourg. Que pouvez-vous dire sur votre adversaire ?
C’est un adversaire de qualité. Strasbourg a marqué beaucoup de buts, mais en a encaissé aussi pas mal. Ils ont également joué contre des équipes que l’on a croisées (Ndlr. : le Paris SG et Marseille). C’est une équipe accrocheuse, avec des joueuses de qualité et des joueuses d’expérience. Encore une fois, on se l’est dit : il n’y a pas de match facile, tous les matchs sont difficiles. Eux, ils ont annoncé vouloir jouer les cinq ou six premières places pour assurer leur maintien le plus rapidement possible. On sait que ça ne sera pas simple, mais, encore une fois, l’objectif, c’est de contrarier ces équipes-là et de leur poser des problèmes. Donc oui, il y a des joueuses de qualité, des joueuses d’expérience. Nous avons identifié des choses, à nous de leur poser des problèmes.
Propos recueillis par Clément Courtois à La Gaillette Gervais-Martel d’Avion.