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OM : l'Olympiakos appelle ses supporters à ne pas faire le déplacement et charge les autorités françaises

Nouveau coup de théatre pour les supporters grecs qui doivent se rendre jeudi soir (21h) au Vélodrome pour le match de Ligue Europa. Interdits de stade par la préfecture de police après la prise d'un arrêté mardi matin puis finalement autorisés à s'y rendre après l'abrogation de celui-ci quelques heures plus tard, ils sont au cœur d'un imbroglio. Devant le flou, le club du Pirée, furieux, a encouragé ses fans à ne pas se rendre au match.

La missive est tombée tard. Peu avant 23h ce mardi soir. Mais sa violence a dû en réveiller quelques-uns du côté de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône dans une affaire qui n'a certainement pas connu son coup de sifflet final à deux jours de la rencontre entre l'OM et l'Olympiakos en Ligue Europa au Vélodrome, jeudi soir (21h). Car après le temps du flou administratif autour de l'accueil des fans des "Anchois", est venu celui de la réponse et de la colère de ses dirigeants à l'encontre des autorités locales. Une "gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse" selon un communiqué publié par l'institution aux 48 titres nationaux.

Depuis ce mardi matin, les supporters du club du Pirée sont au cœur d'un incroyable imbroglio dans lequel les autorités françaises semblent s'être mises toutes seules. Mardi matin donc, (presque) à la dernière minute, la préfecture de police a émis un arrêté interdisant aux personnes "se prévalant" supporters du club grec l'accès au centre-ville, aux abords du stade et à l'intérieur du Vélodrome. Parmi les arguments avancés : la rivalité supposée entre l'OM et l'Olympiakos à travers la relation privilégiée qu'entretiennent certains groupes ultras olympiens avec ceux de l'AEK Athènes, club rival des Erythrólefkoi  (Rouge et Blanc en grec, Ndlr). Autre justification : le mouvement des lycéens qui monopolise de nombreuses forces de l'ordre et qui pourrait connaître ce jeudi une grande mobilisation avant les vacances scolaires. En revanche, le ministère de l'Intérieur, seule autorité autorisée à la faire, n'avait pas publié d'arrêté de déplacement. Par ailleurs, le match a été classé au niveau de risque le plus élevé (5/5) par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) qui craint des affrontements en amont du coup d'envoi.

Alors que certains supporters piréens avaient déjà fait le déplacement jusqu'à Marseille, que des centaines d'autres s'apprêtaient à le faire, les dirigeants de l'Olympiakos ont exprimé leur colère quant à cette décision tardive, assurant qu'ils n'avaient été prévenus que la veille. Mais finalement, en début de soirée, un nouveau retournement de situation, pour ne pas dire rétropédalage, était intervenu avec l'abrogation du fameux arrêté et la publication d'un autre autorisant les Grecs à se rendre au Vélodrome depuis une zone de rencontre afin d'être tous regroupés et encadrés par les forces de l'ordre jusqu'au stade. La fin de l'histoire ? Certainement pas.

"Dans les circonstances actuelles, les garanties sont insuffisantes pour assurer la protection et la sécurité effectives des supporters" (l'Olympiakos dans un communiqué)

Quelques heures après cette nouvelle décision, l'Olympiakos s'est fendu d'un communiqué sous forme de violente charge à l'encontre des autorités. Celui-ci "dénonce de la manière la plus catégorique la gestion sans précédent, inacceptable et dangereuse de la question de la présence de ses supporters à Marseille par les autorités françaises compétentes", introduit le texte, qui explique que les atermoiements de la journée ont provoqué "des perturbations encore plus importantes". "Il s'agit d'un canular impensable, qui discrédite irrémédiablement les autorités compétentes et crée une insécurité et des dangers encore plus grands pour nos fans", assène le club. "Des milliers de supporters de l'Olympiacos, se conformant à l'interdiction initiale, ont été contraints d'annuler leurs billets d'avion, leurs réservations d'hôtel et de voyage, subissant ainsi d'importantes pertes financières. Des centaines de nos supporters déjà présents à Marseille sont partis pour la Grèce, tandis que d'autres ont annulé leur voyage", poursuit-il. 

Face à cette situation, la direction du club, qui "n'exposera en aucun cas ses supporters au danger", a donc tranché avec un choix radical. Elle encourage ses supporters déjà présents "à quitter la ville en toute sécurité et ceux qui n'ont pas encore fait le voyage à ne pas entreprendre le déplacement". Pour motiver sa décision, l'adversaire de l'OM "estime que, dans les circonstances actuelles, les garanties sont insuffisantes pour assurer la protection et la sécurité effectives de ses supporters". Par ailleurs, les Grecs ont demandé à l'UEFA que le parcage qui leur était réservé (environ 3 5000 places) reste vide. Celui-ci risque donc d'être silencieux jeudi soir, mais il n'a pas pour autant fini de faire beaucoup de bruit.

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