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Plus de 500 coureurs ont fêté samedi les dix ans de l’Urban trail de Bayonne. Sur un tracé rapide et sans boue, Étienne Grellier a mis fin au règne de Nicolas Mariani dans la nuit
Les organisateurs du Club Olympique Bayonnais (COB) peuvent marquer cette 10e édition d’une pierre blanche. Avec 14 degrés au thermomètre et, fait rare, très peu de boue sous les semelles, les conditions étaient idéales pour s’élancer à travers...
Les organisateurs du Club Olympique Bayonnais (COB) peuvent marquer cette 10e édition d’une pierre blanche. Avec 14 degrés au thermomètre et, fait rare, très peu de boue sous les semelles, les conditions étaient idéales pour s’élancer à travers bois et serres des quartiers nord de Bayonne. Un terrain sec et un tracé raboté pour des raisons de sécurité - la montée du Rail Bayonnais et la boucle de la gare ayant été supprimées par la préfecture en raison d’une manifestation - ont favorisé une allure particulièrement rapide.
Avec 525 arrivants pour 580 inscrits, l’épreuve a pulvérisé son record d’affluence dans une ambiance festive d’Halloween où nombre de coureurs ont joué le jeu du déguisement. « L’ambiance est sympa, le parcours vraiment insolite : on passe dans des bois, on traverse des terrains de maraîchers et, cette fois, on rentre propre sans boue », savourait un groupe de coureurs bayonnais.
Sur le plan sportif, Étienne Grellier a frappé un grand coup pour sa première participation. Déjà lauréat du grand trail de Sare et de la Rhune cette saison, il a avalé les 11 bornes en 39’25”, devenant le tout premier coureur à descendre sous la barre des 40 minutes. « Cela m’a bien plu avec des parties roulantes et d’autres cassantes, on peut mettre de la vitesse », souriait-il à l’arrivée, affichant une étonnante fraîcheur après avoir bouclé les trois quarts du parcours en solitaire.
Au coude-à-coude sur les trois premiers kilomètres, le double tenant du titre Nicolas Mariani a dû se résoudre à céder : « Dans un passage étroit, il s’est faufilé, la joëlette m’a bloqué et il a disparu dans la nuit. » Relégué à deux minutes, Mariani devance l’Haspandar Vincent Darmendrail (3e) et le Bayonnais Titouan François.
Chez les féminines, la Paloise Amaia Bouniol a réussi la passe de trois en devançant les Bayonnaises Marine Chavanne et Cléa Lelièvre : « Je suis revenue chercher ma troisième victoire car j’adore ce trail insolite qui m’amuse bien », se réjouissait la lauréate béarnaise.