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Face aux inquiétudes liées à la sécurité des coureurs, le responsable du Tour de France, Thierry Gouvenou, réclame des mesures pour réduire la vitesse du peloton.
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La sécurité est au cœur des préoccupations dans le cyclisme. Après les protestations des coureurs lors du Tour de Lombardie et de Paris-Tours, Thierry Gouvenou, responsable de la sécurité du Tour de France, réclame des mesures pour réduire la vitesse du peloton. Une évolution qui pourrait avoir des conséquences sur l’organisation des courses.
Face à la multiplication des incidents, le responsable du parcours de la Grande Boucle estime que le rythme toujours plus élevé des coureurs complique la sécurisation des épreuves. « Nous, les organisateurs, réclamons également des mesures pour réduire les vitesses », a-t-il expliqué à Road.cc, avant de livrer un constat inquiétant : « Aujourd’hui, dans les descentes, ces vélos se comportent davantage comme des motos que comme des bicyclettes. »
Pour Thierry Gouvenou, la sécurisation des parcours se heurte toutefois aux limites des courses disputées sur la voie publique. « Aucun organisateur de course ne peut garantir qu’aucun incident ne se produira pendant son épreuve », a-t-il rappelé, avant d’insister sur les difficultés rencontrées face aux comportements de certains usagers. « On ne peut pas placer un policier devant chaque maison ou à chaque intersection. Mais les gens, l’humanité en général, respectent de moins en moins les règles », a-t-il regretté.
Plusieurs pistes sont actuellement étudiées par la commission SafeR, dont Thierry Gouvenou est membre. Parmi elles figurent les airbags, le suivi GPS, la formation des coureurs et la réduction de la vitesse. Dès 2027, la signalisation des dangers devrait également être harmonisée sur les courses régies par l’UCI. « En présence d’un danger, d’une descente ou d’un virage, le signal sera toujours le même. Cela permettra certainement d’améliorer la sécurité », a précisé le responsable.
Si plusieurs initiatives commencent à prendre forme, leur mise en œuvre reste à préciser. « Je pense que nous serons bientôt en mesure de faire des annonces », a conclu Thierry Gouvenou. Le cyclisme pourrait donc connaître de nouvelles évolutions dans les prochains mois, avec un objectif clair : mieux protéger les coureurs sans pouvoir éliminer totalement les risques inhérents à la discipline.