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Quarante ans après la disparition de son père en mer, Tanguy Caradec s’apprête à vivre un moment chargé d’émotion. Le skipper trinitain va prendre le départ de sa première Route du Rhum sur son monocoque Eurvad. Un défi sportif, mais aussi une aventure profondément intime pour celui qui porte encore le souvenir de Loïc Caradec, disparu lors de cette même course en 1986. Dans les colonnes de Télé Star, il raconte ce qui le pousse vraiment à se dépasser.
Pour Tanguy Caradec, cette Route du Rhum représente bien davantage qu’une compétition. "C’est un challenge humain et un défi sportif pour moi qui ai toujours aimé ça, la voile en particulier, mais qui n’ai jamais fait de solitaire", explique-t-il. Il faudra gérer la fatigue, l’administratif, les travaux, les sponsors et surtout accepter une prise de risque inhabituelle pour lui.
Derrière cette envie de se confronter à lui-même se trouve aussi la mémoire de son père. "J’ai aussi envie de rendre hommage à mon père. Pour mener à bien mon projet, j’ai tout mis en stand-by", confie Tanguy Caradec. Loïc Caradec avait disparu en mer pendant la Route du Rhum en 1986. Quarante ans plus tard, son fils choisit donc de s’engager sur cette même course, avec toute la charge symbolique que cela représente.
Le skipper reconnaît pourtant ne pas être certain d’avoir totalement anticipé ce qui l’attend. À la question de savoir ce qui l’attire dans une aventure aussi exigeante, il répond avec honnêteté : "C’est certainement le goût de la compétition, de l’aventure et ce moment de la vie où l’on se dit que l’on veut faire quelque chose pour se dépasser". Il ne cherche donc pas seulement un résultat, mais aussi une expérience capable de le transformer.
Pour aller au bout de ce projet, Tanguy Caradec a accepté de mettre sa carrière entre parenthèses. Il raconte avoir d’abord travaillé dans le football, un univers qui l’a toujours passionné, avant de décider de se consacrer pleinement à la voile. Cette Route du Rhum exige aujourd’hui une implication totale. Sa famille occupe évidemment une place centrale dans cette préparation. Tanguy Caradec est père de deux filles, Juliette et Charlotte, âgées respectivement de 7 et 4 ans. Pour l’instant, elles sont encore trop petites pour réaliser pleinement ce que représente cette traversée. "Elles n’ont pas le mal de mer. Mais je les laisserai faire ce qu’elles ont envie", sourit-il lorsqu’on lui demande si elles pourraient un jour suivre sa voie.
Au-delà de la compétition, le skipper veut transmettre une idée simple : oser. "J’encourage les lectrices et les lecteurs à vivre leurs rêves, à oser prendre des risques et à ne pas se laisser paralyser par la peur". Une philosophie qui prend une résonance particulière au regard de son histoire familiale. En s’élançant sur la Route du Rhum, Tanguy Caradec ne cherche pas à effacer le drame de 1986. Il choisit d’avancer avec lui, de transformer cette mémoire en moteur et de faire de cette première traversée en solitaire un hommage vivant à son père.
Interview à retrouver en intégralité dans votre magazine Télé Star en kiosque et en version numérique ce lundi 26 octobre 2026.