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Ce sera le 11e. Ce 31 octobre à Christchurch, les Bleues disputeront leur 3e match en 3 semaines face aux Black Ferns, mais aussi le 11e depuis le début de l’année et l’arrivée du nouveau staff. Après 4 victoires en 5 matchs durant le Tournoi des 6 Nations, les Tricolores ont connu un bilan plus mitigé cet automne : 2 succès (face à l’Australie 29-26 et au Canada 21-5) pour 3 défaites (toute contre les Black Ferns, à Lyon 14-28, puis en Nouvelle-Zélande, 81-12 et 31-12).
Avant cette dernière sortie de 2026, samedi à Christchurch, François Ratier acceptait d’évoquer, déjà, l’idée d’un bilan : « On peut effectivement faire un vrai état des lieux. Quand j’aurai terminé ce week-end, nous aurons fait 11 matchs la première année du cycle et vu une cinquantaine de joueuses quand même. »
« On les a vues dans des conditions diverses… », a alors ajouté le sélectionneur, qui a rappelé que le staff tricolore n’avait pas choisi ce calendrier particulièrement costaud. « C’est comme ça […] Mais à ce sujet, il n’y a ni excuse, ni surprise. On savait qu’on jouerait 4 fois la Nouvelle-Zélande, dont 3 fois chez elle, et que ce serait de toute façon et quoi qu’il arrive, un vrai challenge. »
Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est la cascade de blessures qui s’abat sur son équipe – et notamment ses cadres – ces dernières semaines. Pour le dernier match samedi, les Bleues seront privées de Teani Feleu, Gabrielle Vernier, Axelle Berthoumieu, Mathilde Lazarko (toutes touchées à l’épaule), mais aussi de Mouna Touré et Marie Ibañez (commotion).
Au centre par exemple, c’est une paire inédite Élodie Fernandez (23 ans, 2 sélections) et Charlie Gauyat (19 ans, 2 sélections) qui devra faire face aux expérimentées Néo-Zélandaises. « On aurait voulu mettre les jeunes dans des conditions plus graduelles », a reconnu le technicien.
Le baptême du feu s’est en effet transformé en véritable enfer pour les jeunes joueuses lancées à Hamilton il y a quinze jours (81-12). Mais François Ratier persiste et signe :
« Aujourd’hui, notre réservoir, c’est celui-là. J’ai revu les matchs de ce week-end en Elite 1 et je sais qu’on a les joueuses les plus disposées à jouer à ce niveau-là chez les jeunes. Les autres sont ou blessées, ou indisponibles […] J’ai quand même beaucoup plus de billes en cette fin de tournée que j’en avais il y a 4 semaines, sur le plan individuel en tout cas. »
Le patron du rugby féminin français le répète, ce calendrier était tout sauf simple mais ce n’est pas une excuse :
"Ce sont des choses qui doivent nous servir dans deux ans, quand on va les rejouer ici. Là, on pourra vraiment évaluer si oui ou non, on a progressé et où on en est".