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Article rédigé par Jérôme Morin
Midi Libre
''N’oubliez pas que notre but, en prenant un enfant, est d’essayer d’en faire un homme et un judoka. Mais si vous n’en faites qu’un judoka, notre œuvre sera incomplète et faussée.'' Par ses mots, Charles Toni, fondateur du Judo club du Gard en novembre 1946, avait tout résumé de la philosophie du club nîmois.
Décédé à la fin des années 1990, Toni – ''un personnage assez emblématique qui diffusait cette aura'', se veut élogieux l’actuel président du JCG, Eric Verrier, 62 ans, aurait sans doute été ravi de voir ses pratiquants en herbe (320 enfants sur les 500 adhérents, 6 disciplines) en action, ce samedi, sur les tatamis de la Halle des sports, à Nîmes.
Ce n’est pas tous les jours qu’on a 80 ans. Bien au-delà des tatamis départementaux – dont le célèbre dojo… au fond de cette impasse, rue de Beaucaire, là où tout a débuté – le JCG a étendu sa renommée au niveau national, faisant partie de l’un des six plus vieux clubs de France !
''Plusieurs générations se sont succédé, renseigne Christian Roure, 75 ans, dont vingt-cinq à la présidence d’un club avec qui il a été 3e des Championnats de France par équipe jeune, en 1967. Le Judo club du Gard, même s’il n’a que 80 ans, fait partie de l’histoire de Nîmes.''
Un pan de l’histoire retracé, donc, en ce samedi anniversaire, et en présence de certains qui ont compté. Tel que Cyril Ledué, ''enseignant lorsque je suis arrivé à la présidence, relève Roure. C’est le professeur qui a succédé à Charles Toni''.
Héritage assuré et prospéré. ''Ceux qui ont été enseignants ou bénévoles pendant des années transmettent leur savoir-faire aux plus jeunes'', note Eric Verrier, président qui se veut rassembleur : ''Il n’y a pas que des jeunes. Il y a aussi des gens un peu coupés du monde à côté, ça leur permet d’avancer. Sans oublier le sport adapté.''