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Le duel entre les deux favoris pourrait se jouer sur quelques bulletins. Un scrutin récent s’était terminé par un écart presque invisible.
Les bookmakers placent désormais Harry Kane devant Lamine Yamal, mais les débats entre journalistes restent beaucoup plus partagés. L’Anglais possède ses 73 buts avec le Bayern et sa sélection. L’Espagnol oppose à cette production la Coupe du monde, la Liga et une saison accomplie avant ses 19 ans. Le scrutin pourrait se jouer sur quelques choix placés très bas dans les bulletins.
Le précédent le plus marquant remonte à 2019. Lionel Messi avait obtenu 686 points, contre 679 pour Virgil van Dijk. Sept unités avaient ainsi offert à l’Argentin son sixième Ballon d’Or. Derrière eux, Cristiano Ronaldo terminait très loin avec 476 points. France Football avait alors décrit ce résultat comme l’un des votes les plus serrés de l’histoire.
Le système utilisé n’était toutefois pas celui de 2026. En 2019, 176 journalistes classaient cinq joueurs et attribuaient six points à leur premier choix. Cette année, les 100 jurés doivent établir un top 10, rémunéré selon le barème 15, 12, 10, 8, 7, 5, 4, 3, 2 et 1 point. Un joueur régulièrement placé troisième ou quatrième peut donc compenser un nombre inférieur de premières places.
Cette mécanique rend les projections particulièrement fragiles. Un juré favorable à Mbappé, Rodri ou Messi peut indirectement creuser l’écart entre Kane et Yamal selon la place qu’il leur réserve ensuite. En cas d’égalité totale, le nombre de premières places les départagerait. Le précédent de 2019 ne prédit rien, mais montre qu’une poignée de points peut suffire à décider d’un Ballon d’Or.