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Qualifiée en coupe de France face à Bourbriac (D1) sur le score de 1-4 (l’affaire était déjà classée à la 35e avec un avantage de quatre buts), la GSI Pontivy (Morbihan) pourra compter sur l’effet coupe de France : elle donne de l’énergie et booste toujours.
« C’était un match maîtrisé. Le but était aussi de prendre du temps de jeu pour certains joueurs et d’équilibrer les temps de jeu pour d’autres. De promouvoir aussi une belle image du club. C’est l’état d’esprit relevé par l’équipe adverse », affirme l’entraîneur François Masson.
Une rencontre lors de laquelle les défenseurs ont notamment été à la fête, avec trois buts marqués sur coups de pied arrêtés. Évidemment, une satisfaction pour François Masson.
« On l’avait vu la veille à l’entraînement. C’est une arme supplémentaire qui servira dans ce championnat homogène, dans des matchs serrés pour débloquer une situation ou revenir dans un match. »
À l’image du dernier match de championnat face à Angoulême, où la GSI a été bien meilleure défensivement que les précédents matchs, et ça s’est joué à peu de choses.
« Aux Herbiers, on veut être dans la continuité de ce qu’on a proposé face à Angoulême, avec une belle progression dans l’animation défensive. Et la perception d’un niveau où on a été assez compétitif. Cela s’est joué sur des détails. C’est un motif de satisfaction et de progression. »
En progression, la GSI va tenter de faire un coup aux Herbiers. Même si ce ne sera peut-être pas forcément simple puisque le club Vendéen est allé gagner chez le leader Bayonne lors de la dernière journée.
« On a vu leur match à la vidéo. C’était un peu contre le cours du jeu. Il y a des choses dans leur jeu qu’on a pointé pour nous dont on va tenter de s’en servir pour aller chercher un résultat là-bas », glisse malicieusement François Masson.
Dans tous les cas, de poursuivre « l’exigence sur les détails dans nos deux animations de jeu. Être plus exigeant et encore plus sûr du contenu. C’est réglable, il y a des axes d’amélioration maîtrisable, sur lesquels on peut travailler. La gestion du temps, des détails. Par exemple, ce n’est pas sur un temps fort adverse qu’on encaisse le but face à Angoulême. On a su être patient, courir un peu moins à contretemps et bien s’organiser sur nos zones de presse. »
Dans ces situations d’être à la recherche d’un premier succès, c’est peut-être moins flamboyant et on peut jouer un peu différemment par moments, comme l’explique François Masson.
« Par expérience, je sais qu’on peut rarement faire le match parfait quand on est à la recherche de résultats, d’aller chercher des points. L’idée est de travailler en choisissant des aspects, des axes prioritaires. C’est tout ça qui fait que ces rapports de force nous amènent à nous réajuster et se mettre au niveau, rééquilibrer certaines choses. Et surtout mettre la qualité du groupe en exergue et le modèle de jeu par rapport aux spécificités du championnat. »
La GSI semble s’en approcher. Et, malgré les résultats, le groupe vit bien avec une bonne ambiance. Ce n’est pas un vain mot. « C’est important de garder la raison. Ce n’est que du foot, tout va bien. On a obtenu la montée qu’on voulait tellement. On assume. C’est normal de passer par une période d’adaptation. Il faut qu’elle soit la plus courte possible » conclut François Masson.