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Le changement s’est fait sans bruit, en plein été, et c’est L’Équipe qui le met aujourd’hui en lumière. En août, le conseil de surveillance de l’OM a changé de visage à sa tête : Jeff Ingram, qui part à la retraite, laisse la présidence à Joe Riley. La décision est venue de Frank McCourt, l’actionnaire du club, qui garde ainsi la main sur l’organigramme sans provoquer de remous. À Marseille, où la moindre nomination déclenche d’ordinaire des débats enflammés, cette passation discrète tranche avec la tradition.
Le choix de Riley n’a rien d’une surprise : il appartient au premier cercle de l’homme d’affaires américain. Passé par la direction d’une société de capital-investissement dans la santé, il a rejoint McCourt Global en 2019 comme directeur financier et des opérations, avant d’en prendre la présidence en juillet. Un profil de gestionnaire et de financier plutôt qu’homme de football, et un signal clair sur la manière dont McCourt entend piloter son investissement marseillais, avec des hommes de confiance qui connaissent l’ensemble de ses activités.
Autour de lui, la continuité est la règle. Shéhérazade Semsar-de Boisséson reste vice-présidente et Olivier de Vilmorin conserve son siège : l’équipe en place est reconduite, ce qui limite la portée du changement à la seule présidence. Pas de révolution de palais, donc, mais un ajustement de gouvernance dicté par un départ à la retraite, que le club n’a visiblement pas jugé utile de commenter avec éclat.
Reste à mesurer ce que cela change concrètement. Le conseil de surveillance contrôle et encadre le directoire, présidé par Stéphane Richard, qui gère l’opérationnel, et il intervient sur toutes les grandes décisions de la vie du club. Avec Riley aux commandes, c’est la ligne directe entre l’actionnaire et la direction du club qui se redessine. À l’OM, on saura vite si ce nouveau visage apporte autre chose qu’une simple signature au bas des décisions.