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S’il y en avait un...
S’il y en avait un qui était déterminé à briser la série de trois victoires consécutives du SU Agen, c’est bien lui. Mamuka Mstoiani (25 ans) était revanchard. Pas conservé par le SUA l’été dernier, après cinq saisons et 47 matchs de Pro D2, le pilier international géorgien (1m87, 120 kg) avait un surplus de motivation. « Ce match avait une saveur un peu particulière pour lui », confirme Elias El Ansari qui l’a remplacé au poste de pilier gauche en seconde période. « Dans ce groupe, on est très unis. Donc on avait à cœur de le faire briller pour qu’il puisse savourer ce match et être content à la fin des quatre-vingts minutes. » Mission accomplie.
Durant 54 minutes sur le synthétique de Michel-Bendichou, celui qui a facturé 19 feuilles de match (dont 5 titularisations) la saison passée avec le SUA n’a pas ménagé ses efforts. « Il était un peu énervé pendant le match, prévient l’arrière Simao Bento. Ça lui a amené de l’énergie. Il nous a fait du bien. » Une détermination a double tranchant, comme sur cette pénalité récoltée sur une introduction agenaise à 30 mètres des poteaux (23e). Mais l’arbitre Jonathan Dufort (100e match en Pro D2) l’a retournée dans la foulée : « On ne chambre pas… » L’entraîneur des trois-quarts du SUA, Guillaume Jan, n’a pas pu s’en empêcher : « Bien Mamuka ! »
Douze minutes plus tard, Mamuka Mstoiani a encore eu des mots pour Julien Lebian, après une troisième pénalité gagnée en mêlée (35e). La preuve de l’excitation de celui qui a longtemps savouré ce succès avec ses partenaires. « Dans la préparation du match, c’était forcément un élément important pour nous, reconnaît Florian Nicot, l’entraîneur principal columérin. Il a réussi à gérer ses émotions… quasiment tout le match. J’ai peut-être un peu trop appuyé (sourire). Pourtant, j’y suis allé tranquille dans l’avant-match ! C’est toujours particulier, il faut l’avoir vécu pour savoir ce que ça représente. »