flag
back Retour
DECRYPTAGE. Dax - USM : "Ils sont costauds, très costauds"... comment Montauban impose sa puissance et son impact physique en Pro D2
La paquet d'avants montalbanais a fait mal à tous ses adversaires. DDM MANUEL MASSIP

l'essentiel Depuis le début de la saison, l’US Montauban s’appuie sur la puissance de son effectif pour prendre le dessus sur ses adversaires. Un engagement physique qui fait sa force, mais sollicite aussi les organismes sapiacains. Ce vendredi 16 octobre, face à une équipe de Dax portée sur le jeu de mouvement, cet atout pourrait une nouvelle fois faire la différence.

Trois petites minutes. C’est le temps qu’il a fallu pour que l’USM marque le CA Brive, qui n’avait encore jamais plié le genou cette saison, de son empreinte. Seulement trois minutes et une charge de Josua Vici pour que les Corréziens perdent leur premier joueur sur blessure. John Cooney, en l’occurrence, renversé par la puissance du Fidjien, a ensuite été percuté par le genou d’un coéquipier, au point de subir une fracture de la mâchoire. En seconde période, Geoffrey Malaterre sortait à son tour, placé sous protocole commotion après un choc avec Maxime Espeut.

"Ils nous ont marqués physiquement sur l'entame"

Cet impact physique, les blessés ne sont pas les seuls à l'avoir ressenti. "Ça marque forcément, concédait Alexandre Ricard, deuxième ligne briviste à l'issue de la victoire montalbanaise (32-20). Et l'air de rien, c'est important. Encore plus à l'extérieur, contre une équipe dont le fond de jeu est la dimension physique. L'air de rien, même si des fois ils ont été pénalisés, ils nous ont quand même marqués physiquement sur l'entame."

D'autres adversaires avaient déjà essuyé les coups de butoir sapiacains. Malgré la victoire du Biarritz Olympique face à l'USM avant la trêve (32-20), son manager, Boris Bouhraoua, avait lui aussi fait part de la crainte inspirée par la puissance des Tarn-et-Garonnais. "On les a regardés au départ. Les Montalbanais sont arrivés costauds, très costauds, et au bout du compte, il y avait cette petite peur-là", confiait-il.

L'ADN de l'USM

Cet avantage dans l'impact physique n'a rien du hasard. À Montauban, il s'inscrit dans une identité que le staff souhaite faire perdurer. "Nous, c'est ce qu'on veut. C'est notre rugby à Montauban. On voulait retrouver cette culture", indique André Hough, avant le déplacement sur la pelouse de Dax, ce vendredi (19 h 30). Pour l’entraîneur sapiacain, l’engagement demandé aux joueurs dépasse la seule performance individuelle. Il s’agit de laisser son empreinte sur le terrain et de faire corps avec un club et un territoire.

"On veut que les mecs s’engagent, ils travaillent parce que ce n’est pas que pour eux, c’est pour une ville, c’est pour tout le monde à côté aussi", insiste le technicien, qui reste conscient que cette arme peut s'avérer à double tranchant. Car cette saison, comme ses adversaires, l'USM a, elle aussi, fait face à de nombreuses blessures. "C'est le temps que les corps s'habituent. De toute façon, si les joueurs sont mals, c'est qu'ils se sont investis donc qu'on ne peut rien leur reprocher."

À Dax, la puissance face à la rapidité

Construite grâce à un paquet d'avants conquérant, cette domination, Paul Vallée la constate lui aussi. "Ce qui ressort, c'est que devant, on est assez puissants", souligne l'ailier. Une force sur laquelle l'USM entend s'appuyer, même si les arrières veulent eux aussi prendre leur part dans les victoires, après une prestation prometteuse face à Brive. "Ça va venir", promet-il.

À Dax, ce vendredi, cette puissance pourrait constituer un atout précieux face à un adversaire au profil différent. "C’est une équipe très joueuse, qui déplace beaucoup le ballon, qui tente beaucoup de choses, qui est très bonne sur les turnovers", décrit Paul Vallée. Là où Montauban s’appuie sur sa densité physique, les Landais cherchent à créer du mouvement et à exploiter les espaces.

André Hough en a conscience. Pour contenir les Dacquois, l’entraîneur insiste sur la nécessité de "défendre ensemble", de communiquer et de bloquer rapidement les porteurs de balle. Car laisser les adversaires multiplier les passes après contact pourrait leur permettre de prendre le dessus. Aux Sapiacains de réussir à imposer leur défi physique sans se laisser déborder par le rythme adverse.

Cet article est réservé aux abonnés

Accédez immédiatement à cet article

1 semaine offerte

Découvrez nos offres spéciales avec Google

Le paiement de votre abonnement La Dépêche du Midi a été refusé par votre banque.

Pour accéder de nouveau à cet article et à l'ensemble de vos contenus abonnés, il vous suffit de régler votre impayé.

Réactivation immédiate après paiement

Vous aimerez peut-être

Rugby (Pro D2) : "Je ne parlerai pas de rugby, mais de mentalité". Les premières réactions après ...

LA DÉPÈCHE il y a 2 heures

US Dax - US Montauban (54 - 28) : sept cartons et beaucoup de tension... comment les Montalbanais...

LA DÉPÈCHE il y a 3 heures

Pro D2: Oyonnax et Provence enchaînent

Sports.fr il y a 1 heure

L’UBB tenu en échec par Gloucester

Sports.fr il y a 1 heure