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« On réalise le début de match parfait. On voulait les déplacer, on a réussi à le faire et je suis sûr qu’on peut faire encore mieux », assure Sébastien Roger, l’entraîneur vézérien. Sur la première action, ses joueurs sont allés derrière la ligne (0-7, 2e), profitant d’une des très (trop) nombreuses maladresses usanistes de la rencontre.
Ce sixième match consécutif sans victoire place Saint-Astier/Neuvic en très fâcheuse posture, six mois après avoir refusé la montée en Fédérale 2. À l’inverse, ce deuxième succès à l’extérieur permet au RCB de rester solidement accroché au wagon des qualifiables avant de jouer deux fois de suite à Renaud-Cruveiller.
Les Buguois auraient même pu prendre le point de bonus offensif après une réalisation de Brice Boudet, inspiré en s’extirpant d’un maul (0-12, 12e), et un doublé de Peyrat dans le rôle du casseur de plaquage (7-22, 40e + 1 puis 20-30, 80e). Mais Antonin Delamarre avait réussi un exploit personnel (7-12, 29e) et conclu un slalom de Guillaume Brouqui (20-25, 69e).
L’Usan n’a entretenu l’illusion que par ses individualités. Cela ne suffisait pas à masquer un manque d’envie et de liant collectif. Les absences, nombreuses, sont une explication. Mais les présents ont manqué trop de plaquages, trop de coups de pied pour espérer exister.
Désormais, il faut parler de maintien sur les bords de l’Isle. « On est absent une moitié de la première période. On est breaké d’entrée, on est absent en défense, en conquête, on fait beaucoup de fautes de main, on est indiscipliné, il y a beaucoup de secteurs à travailler », liste Pierre Lafitte, l’entraîneur-joueur usaniste.
Même à 15 contre 13, l’Usan n’a pas réussi à mettre son adversaire à la faute, proposant un jeu trop lisible. Les Buguois ont su rester appliqués. « Je suis peu déçu de la seconde période, il y a des choses à gommer », pointe Roger. Mais surtout beaucoup de choses sur lesquelles s’appuyer.