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Le suspense reste entier à quelques jours de la cérémonie du Ballon d'Or 2026, qui aura lieu lundi soir à Londres.
On ne refera pas l’histoire mais sur les huit sacres de Lionel Messi au Ballon d’Or, deux se sont joués à rien: en 2019, l’attaquant argentin a devancé le défenseur néerlandais Virgil van Dijk de 7 points (686 contre 679), et deux ans plus tard, il n’a récolté que 33 points de plus que le buteur polonais Robert Lewandowski (613 contre 580).
Mais le plus proche de l’emporter reste à ce jour Ronaldo Nazario. En 1996, l’avant-centre brésilien n’a échoué qu’à une longueur du milieu de terrain allemand Matthias Sammer (144 contre 143). Rageant. Et si deux joueurs finissaient ex-aequo lors de cette 70e édition du trophée, qui sera remis le 26 octobre à Londres ?
À quelques jours de la cérémonie, qui sera présentée par Thierry Henry et Kate Scott au London Palladium, les favoris sont nombreux. Et il n’est donc pas exclu que le vote soit serré entre Lamine Yamal, Harry Kane, Kylian Mbappé, Rodri, Michael Olise, Khvicha Kvaratskhelia, Fabian Ruiz et même le tenant du titre Ousmane Dembélé.
En cas d’égalité, que dit le règlement de France Football, co-organisateur de l’évènement avec l’UEFA ? Si deux joueurs obtiennent le même nombre de points à l’issue du vote, l’article 8 stipule qu’ils sont alors départagés aux nombres de premières places, puis de deuxièmes places, puis de troisièmes places, et ainsi de suite.
Si la situation n’est pas réglée, c’est l’article 9 qui entre en vigueur. Et ce texte précise que « tout litige découlant du processus de vote sera tranché par le rédacteur en chef de ‘France Football’, en sa qualité d’organisateur (…), afin de garantir qu’il y ait toujours un vainqueur désigné ». Un tel scénario, très improbable, ferait inévitablement polémique.